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Bénin : un jeune homme victime d’un sacrifice rituel à Zogbodomey

Les crimes rituels prennent de l’ampleur au Bénin avec la prolifération actuelle des « hounnon », une nouvelle filière en plein essor où s’engouffrent beaucoup de jeunes adeptes de la facilité. Les appels lancés à l’endroit des autorités du pays notamment à l’endroit du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique pour un recensement de tous les acteurs du secteur afin de les responsabiliser sont tombés dans des oreilles de sourds et le mal va grandissant.

Il n’y a pas de jour qu’on signale la disparition d’un enfant ou un corps inanimé d’un individu dont les organes sont prélevés; comme c’est le cas dans la nuit du mardi 12 au Mercredi 13 Décembre 2017 le corps inanimé d’un jeune homme sacrifié au fétiche « kinninsi » a été retrouvé à Avlamè, une localité de la commune de Zogbodomey.

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Selon l’agence Bénin presse (abp), le jeune homme de 27 ans environ serait isolé par son bourreau et ensuite froidement sacrifié au fétiche dans une maison isolée. La victime selon l’agence Bénin presse serait un agent de sécurité dans une société de gardiennage.

Les enquêtes ont conduit à l’arrestation d’un jeune homme de moins de 20 ans soupçonné être l’auteur de crime rituel. Conduit à la brigade de gendarmerie de Cana, il sera présenté au procureur pour les nécessités de l’enquête.

Les autorités de notre pays doivent sortir de leur silence et se pencher sur ce phénomène qui prend de l’ampleur dans notre pays encore que le « tô fâ » 2017  révèle qu’il y aura beaucoup de disparitions d’enfant en 2018 et invite les parents à la vigilance.

Si les organisations non gouvernementales, les partis politiques et autres organisations sont enregistrées au ministère de l’intérieur donc reconnues par l’État, il urge que les marabouts, les « hounnons » et autres prêtres du « vodoun » soient également recensés et que l’État ait un droit de regard sur leur fonctionnement; il en va de la sécurité de nous tous.

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3 commentaires

  1. Hélas ! L’on ne peut qu’abominer un acte aussi sanguinaire, aussi fratricide : il est bon de sacrifier aux dieux, mais en évitant toute effusion de sang ; de sang animal, de sang humain ! Les crimes rituels, si fréquents en Afrique, contribuent davantage à notre déshumanisation.
    Aussi faudra-t-il désormais privilégier la photothérapie au détriment des pratiques sulfureuses qui épaississent notre karma : la sève, oui ; le sang, plus jamais !

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