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Bénin : Joseph Djogbénou expose les motivations réelles de la lutte contre l’impunité

Le Ministre de la Justice et de la Législation, M. Joseph Djogbénou était face à la presse béninoise dans la matinée de ce jeudi 07 décembre 2017. L’objectif est d’exposer les motivations réelles de la lutte contre l’impunité au Bénin. En effet, trois dossiers de corruptions notamment le  dossier CNSS-BIBE, Office d’appui à la sécurité alimentaire (Onasa), relatif au riz japonais, et du dossier gestion de la centrale d’achat des intrants agricoles (Caia) sont sur la table du Procureur de la République, Gilbert Togbonon.

On se rappelle qu’à la faveur d’une conférence de presse animée lundi dernier, ces différents dossiers ont été révélés selon le Procureur de la République, Gilbert Togbonon, suite à des investigations faites par l’inspection générale des finances (Igf). A l’en croire, les trois dossiers de corruption ont été étudiés dans leur fond et dans leur forme en conseil des ministres, qui a son tour a mis en branle la Brigade Économique et Financière (Bef) et le Parquet de Cotonou pour situer les responsabilités.

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Les motivations réelles selon Joseph Djogbénou

Selon le ministre de la justice de la législation et des droits de l’homme Joseph Fifamin Djogbenou, suite à l’annonce de ces dossiers de corruption, personne n’a pu contester la matérialité des faits. À l’en croire, lorsque dans une société d’État l’on falsifie les commandements, les éléments d’authentification, lorsqu’au dépend de la société  l’on siphonne les fonds que l’on met dans une banque privée, c’est inadmissible de demander au gouvernement de ne pas se poser la question de savoir si cela est tout au moins vrai, et si cela est vrai, qu’ il faille réprimer. Aussi dénonce-t-il certaines irrégularités observées dans l’administration publique.

« Lorsque dans une administration, on prend les formulaires de contrat des agents permanents de l’État que l’on falsifie , que l’on procède  à un recrutement parfois même d’agents contractuel de l’État , que l’on passe des états pour formaliser des gens et que l’État paie indument les personnes qui ne sont pas régulièrement recrutées, vous ne pouvez pas demander à un État, à un gouvernement de s’abstenir, de ne pas saisir les juridictions » a-t-il dénoncé .

Quid de Joseph Fifamin Djogbenou ?

Agrégé des facultés de droit, droit privé et sciences criminelles, de l’université d’Abomey-Calavi, Joseph Djogbenou est directeur du Centre de recherche et d’étude en droit et institutions judiciaires en Afrique (CREDIJ). Il est avocat au Barreau du Bénin, ancienne personnalité de premier plan de la société civile béninoise, et actuellement membre d’un parti politique dont il est Président d’honneur. Candidat aux dernières élections législatives, il est élu député de la septième législature à l’Assemblée Nationale du Bénin et est le Président de la Commission des Lois de cette Assemblée.Le 7 avril 2016, il est nommé garde des sceaux après la victoire de Patrice Talon à l’issue du second tour des élections présidentielles du 20 mars 2016 au Bénin.

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Un commentaire

  1. Nous devons encourager cette lutte Tant mieux pour les apatrides que parlent de je ne sais quoi de deux poids deux mesures

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