Burkina – discours de Macron: les dessous de la piètre prestation des étudiants

On dispose désormais une explication plausible de la piètre prestation des étudiants ouagalais lors du disours d’Emmanuel Macron à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou le 28 novembre dernier. Selon le statisticien Honko Roger Bemahoun, c’est le mauvais échantillonnage qui justifie ce résultat qualifié de « honteux » pour le pays des hommes des intègres.

« Le président français Emmanuel Macron a récemment effectué  une visite officielle au Burkina Faso au cours de laquelle, il a prononcé un discours à l’université Ouaga 1 professeur Ki-Zerbo, au terme de son allocution, des étudiants lui ont posé des questions. Une certaine opinion, notamment sur les réseaux sociaux, a jugé piètre la prestation des étudiants.
Un  adage populaire dit que c’est un seul âne qui a léché la farine et cela a déteint le museau des autres azins.
Evidemment, cette  mauvaise sortie va porter un coup sur l’image du monde universitaire et, partant, au système éducatif national. Pourtant, une sélection  aléatoire aurait permis de choisir la bonne graine de l’ivraie.
Le choix aléatoire n’étant un choix au hasard et garantit  le fait que la probabilité de choix de chaque étudiant soit  non nulle, ce qui n’était pas le cas, car il se dit que les organisateurs auraient identifié ceux qui devaient poser les questions au président Macron.
Aussi, il faut noter  que,  pendant que le  discours se  prononçait,  certains étudiants qui manifestaient sur l’avenue  Charles De gaulle, étaient interdits d’accès sur le campus.
A l’avenir,  nous proposons que le tirage (choix) des étudiants se fasse selon un plan de sondage stratifié, c’est à dire que l’on donne la même chance à chaque étudiant dans chaque Unité de formation et de recherche (UFR), le nombre d’étudiants par UFR étant fait au prorata du nombre d’étudiants.
Les étudiants retenus pourraient par la suite être convoqués par les services de la scolarité «pour affaire les concernant». Cette approche dont l’implémentation est facile, a l’avantage  de ne pas détériorer le climat social  que l’on a constaté. Il fallait simplement y penser, la SCIENCE règle beaucoup de questions apparemment complexes. LE BIAIS de sélection a été fatal, nous y croyons. »
Ouagadougou, le 30 novembre 2017
Bemahoun Honko Roger Judicaël est statisticien / expert en sondage d’opinions, il est  également analyste politique et directeur fondateur de l’institut panafricain d’études de recherches et de sondages d’opinions.

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