Burundi : plus de 2 000 prisonniers libérés à l’occasion des fêtes de fin d’année

Le président burundais, Pierre Nkurunziza a ordonné la libération de plus de 2000 prisonniers, à l’occasion de son message de voeux à la Nation.

« Plus de 2000 détenus retrouveront la liberté, nous leur demandons de ne pas récidiver », a déclaré le président burundais, dans un communiqué publié sur le site officiel de la présidence.

Pierre Nkurunziza a, par ailleurs, donné les détails sur les bénéficiaires de cette mesure de grâce présidentielle.

« Nous avons décidé de gracier les prisonniers qui purgent une peine ne dépassant pas cinq ans, les femmes enceintes ou allaitantes, les détenus vivant avec un handicap flagrant, ceux qui ont déjà purgé la moitié de leur peine, et bien d’autres, compte tenu de la gravité des délits et de leur comportement dans leurs lieux de détention », a déclaré le président burundais.

A tous les bénéficiaires de cette grâce, le chef d’Etat leur a demandé de bien se comporter dans leurs milieux d’accueil au retour des maisons d’arrêt afin d’éviter le récidivisme qui les ramènerait dans des prisons.

Il est à noter que les prisonniers politiques, dont une bonne frange sont des opposants qui n’ont pas encore été jugés, ne font pas partie des graciés.

Pour une population de près de 11 millions d’habitants, le Burundi compte plus de 10.000 prisonniers dont près de 6000 condamnés, selon l’ONG SOS-Torture/Burundi. Le taux d’occupation des centres de détention dépasse 250%.

Le Burundi a plongé dans une grave crise politico-sécuritaire depuis que le président Pierre Nkurunziza avait annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat, jugé non constitutionnel par l’opposition, la société civile et de larges pans de son propre parti. Un mandat qu’il a, quand même, obtenu en juillet de la même année au terme d’une élection boycottée par l’opposition. Les violences consécutives a cette crise ont déjà fait plus d’un millier de morts et poussé plus 427.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) publié le 27 décembre 2017.

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