Alain Adihou : « un homme d’Etat doit être un homme d’écoute et un homme à l’écoute »

l’ancien ministre chargé des relations avec les institutions et acteur politique membre de l’alliance union fait la nation est l’invité de l’émission « Zone franche » de canal 3 Bénin de ce dimanche 25 Février 2018.

Reçu par Christian Adandédjan et Hermann Aniambossou, cet ancien ministre de la république sous le général Mathieu Kérékou s’est prononcé sur les questions brûlantes de l’actualité nationale. Soutien du président Patrice Talon et membre de la majorité au pouvoir, Alain Adihou qui se réclame être de la tranche des acteurs politiques vertueux a estimé que durant les deux premières années de gouvernance, le président Patrice Talon n’a pas été très à l’écoute de son peuple.

Il se réjouit que cette faiblesse soit entrain d’être corrigée avec des contacts qui sont pris ces derniers moments notamment avec les hommes de Dieu et ensuite une descente sur le terrain même si c’est pour constater l’évolution d’un chantier.

« ...Le chef d’Etat doit être un homme d’écoute et un homme à l’écoute. Il a commencé à le faire mais je souhaite qu’il aille encore plus loin » a soutenu le ministre Alain Adihou.

Après avoir été successivement Ministre Chargé des Relations avec les Institutions (MCRI), puis Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation professionnelle (METFP), Alain François ADIHOU a fini par se retrouver incarcérer à la prison civile de Cotonou. Avant son entrée au Gouvernement, Alain ADIHOU était en service au Bureau de la coopération canadienne en qualité de Directeur Adjoint et d’Expert de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) près le Bénin pour les questions de gouvernance, notamment la gouvernance électorale.

C’est d’ailleurs à ce titre qu’il a été identifié et appelé par le Président Mathieu KÉRÉKOU pour sa compétence afin de servir sa nation. Déterminé à accompagner résolument son chef dans l’aboutissement heureux des projets du gouvernement, il a réussi à gagner la confiance totale du Général Mathieu Kérékou.

Cette confiance du général Mathieu Kérékou lui a valu la mission de  l’étude et de l’élaboration de la réforme du système électoral et de l’établissement de la Liste électorale permanente informatisée (Lepi). Un projet phare du Président Kérékou qui doit être conduit de main de professionnel, par un homme de  compétences. Le ministre a donc la lourde et exaltante mission de mener à terme ce projet.

La vulgarisation du projet a été faite avec succès. Mais à un moment donné, le Ministre avait eu maille à partir avec l’Assemblée nationale. Certains députés qui voyaient en perspective leurs intérêts électoraux brisés par ce projet, lui on mis les bâtons dans les roues.

Commença alors une campagne d’intoxication pour ternir son honorabilité et son image. Mais c’est sans compter sur sa détermination car en dépit du blocage au parlement, le ministre Alain Adihou affirma: « avec ou sans les députés, la Lépi se réalisera ».

Une position qu’il n’aurait jamais dû avoir car commença alors pour lui, la traversée du désert et la cause des malheurs du ministre après son poste.

Le 25 Octobre 2006, il sera mis aux arrêts et placer en détention à la prison civile de Cotonou. À sa charge, les députés dans leur majorité, ont mis les faits de détournement de deniers publics et d’un véhicule administratif. Simplement  invité à une séance de travail, il sera mis aux arrêts.

Des années après son incarcération, soit le 31 juillet 2009, il a été libéré de la prison à la veille de la fête de l’indépendance par une grâce présidentielle, a-t-on appris. Par presse interposée, l’homme a porté un démenti formel clarifiant ainsi le mérite de ses avocats et la caution payée afin de retrouver sa liberté suite aux conclusions de rapport des magistrats instructeurs.

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