Industrie extractive : De lourdes sanctions planent sur le Congo

Le Congo pourrait bientôt perdre sa place dans le comité exécutif de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) si aucunes mesures urgentes n’est prise par les autorités de ce pays.

Le Congo qui était sur la zone orange restera donc suspendu à la validation ou non de son dossier lors de la réunion de l’ITIE internationale qui se tiendra à Oslo en Norvège.

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« S’il n’est pas validé alors le Congo sera sanctionné temporairement ou exclut de l’ITIE internationale », a martelé Florent Michel Okoko, président dudit comité.

Présentant le rapport de l’ITIE Congo 2015, Florent Michel Okoko a indiqué que la menace de sanction qui plane sur le Congo est accentuée par les multiples retards de publication du rapport ITIE Congo.

Aussi, a-t-il expliqué que ce retard est fondamentalement lié à la conjoncture économique actuelle et au manque de coopération de certaines sociétés et institutions étatiques dans la collecte des données nécessaires pour la production de ce rapport.

Le rapport de l’ITIE Congo 2015 fait le point sur les versements et paiements des sociétés issues de l’industrie du pétrole, des mines et du bois.

Il ressort de ce rapport que dans le secteur des hydrocarbures, sur un total de 24 sociétés, 13 n’ont pas fait de déclaration et les 11 ont versé 512 milliards de Francs CFA au trésor public, y compris la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC).

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Au niveau des mines, parmi 75 sociétés déclarées, 10 seulement détiennent des permis d’exploitation et ont versé 4,9 milliards de Francs CFA au trésor public en 2015.

Quant au secteur du bois, un secteur non extractif, les 35 sociétés répertoriées ont tous payé leurs redevances à l’Etat pour un total de 33 milliards de Francs CFA.

Mais les autorités s’affairent déjà pour éviter au pays un tel refus de validation.

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