Négociation gouvernement – syndicat: les travailleurs exigent la revalorisation du smig à 80.000FCFA

L’un des points sur lequel le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales n’ont pas encore accordé leur violon au cours des trois jours de négociations dans le cadre  de la session extraordinaire  de la commission nationale permanente de concertation et de négociation collective gouvernement – centrales et confédérations syndicales est le point de la revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (smig).

Au niveau de l’union nationale du syndicat des travailleurs du Bénin, cette question est fondamentale. Pour le secrétaire de l’unstb, Emmanuel Zounon, le minimum raisonnable pour le smig est la somme de 88.000FCFA.

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« La somme de quatre vingt- huit-mille cinq quatre vingt six francs constitue à notre avis la valeur réelle du smig au Bénin » martèle t-il.

Cette valeur, l’union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (unstb) la répartit comme suit:

  • Alimentation………………………………….…………………40500 Frs,
  • Loyer mensuel…………………………….…………………….10000 Frs,
  • Frais de transport pour se rendre au service…..……….12000 Frs
  • Habillement du travailleur…………………………………..1175 Frs
  • Quotidien domestique….……………………………………2290 Frs
  • Equipement fongible………………………………………..5625 Frs
  • Protection du travailleur………………………………….…1050 Frs
  • Loisirs…………………………………………………………2500 Frs
  • Culture générale……………………………………………….416 Frs
  • Obligations familiales.……………………………….………3000Frs.

Pour Emmanuel Zounon, mettre le smig en dessous de ce montant ne permet pas au travailleur béninois de donner un rendement et de mieux vivre dans la société. Suivant le raisonnement du secrétaire général de l’UNSTB, c’est le seuil vital pour le travailleur le moins payé pour le soustraire des entrailles de la pauvreté.

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Cependant, le secrétaire général de l’unstb reconnait qu’il serait difficile de faire appliquer ce montant aux privés et aux parapublics sans l’accompagnement de l’Etat.

[bs-quote quote= »Il est évident que compte tenu de la conjoncture économique difficile que traverse notre pays…il serait difficile d’imposer ce taux de Smig aux employeurs privés ou parapublic sans des mesures d’accompagnement de l’Etat. Or, l’Etat lui-même n’a pas la maîtrise des recettes(…)C’est pourquoi le bureau directeur national de l’unstb, après analyse approfondie du contexte économique caractérisé par la cherté  de la vie et conscient que toute remède mal adapté conduirait le pays dans un cercle inflationniste, propose que le montant du smig soit porté de 40.000 à 80000fcfa; soit une augmentation de 100%en attendant une meilleure maîtrise des recettes de l’Etat » style= »style-7″ align= »center » author_name= »Emmanuel Zounnon » author_job= »Secrétaire général de l’UNSTB »][/bs-quote]

Il faut préciser que si la dernière rencontre des négociations n’a apporté des réponses claires à ces exigences des centrales et confédérations syndicales, leur rencontre avec le chef de l’Etat prévue pour se tenir ce mardi 6 février 2018 peut faire avancer ce point encore que toute augmentation au niveau du Smig se fait ensemble avec le bureau exécutif du patronat.

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