« Pascal Koupaki a trahi toutes les causes »: la réplique de Yves Dakoudi à Constantin Amoussou

Il y a quelques jours, l’ancien compagnon du chantre de la « Nouvelle Conscience », Constantin Amoussou au travers d’une sortie médiatique n’a pa lésiné sur les mots pour s’attaquer à son ancien menthor, le ministre d’Etat Pascal Irenée Koupaki.

[su_heading size= »17″]A (re)lire aussi : Constantin Amoussou: « Pascal Irénée Koupaki a trahi toutes les causes » [/su_heading]

Pour le chroniqueur, « lorsqu’on n’est pas d’accord on dit non », c’est pourquoi il a invité le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la république à démissionner pour montrer qu’il reste toujours attaché aux valeurs prônées par l’école de la « Nouvelle Conscience » en qui tous les espoirs étaient placés pour la « fabrication » d’un béninois de type nouveau. Ne pas le faire est une trahison de la part de Pascal Irénée Koupaki selon Constantin Amoussou . « Pascal Irénée Koupaki a trahi toutes les causes, c’est un traître », s’est-il indigné.

En réponse, Yves Dakoudi, un autre chantre de la nouvelle conscience à travers une tribune a tenue à monter la personnalité de l’homme qui aujourd’hui trouve que les autres sont des traites. Et pour une réponse du berger à la bergère, Dakoudi trouve qu’il n’ait point besoin d’aller loin pour trouver la parade. « Je me contenterai d’exploiter à fond des séquences pensées, repensées et écrites des propres mains de l’auteur dans ses épîtres et chroniques intitulées LA LIBERTÉ DE MOURIR DEBOUT, plus précisément dans la Partie 6 sous titrée Le chroniqueur dans la peau du militant ».  Lire ci-dessous, l’intégralité de la publication.

MON COMMANDANT, LE DÉSERTEUR…

La chienne encerclée et poussée à bout finit par mettre bas en public. Dans une maison qui tient encore entre ses quatre murs, il est un devoir, presque une survie, un honneur, pour ceux qui y sont encore, de ramasser les pierres que les enfants qui ont fugué balancent dans la cour familiale depuis le dehors, juste pour voir s’il y a encore par là-bas des semblants de vies. Et quand on introduit les doigts dans un nid d’abeilles, si elles y sont encore, il faut s’attendre à écouter leur musique.

J’ai pensé, et à titre personnel, qu’il faille tenter d’apporter une réplique à la sortie de mon ami Constantin Amoussou qui, une fois de plus, s’est essuyé les godasses sur Pascal Irénée Koupaki, cette tenue de fier soldat de la Nouvelle Conscience qu’il arborait pourtant il y avait encore peu.

Mais là n’est pas le problème…

En politique, un militant qui vous adule n’est pas une oreille qui vous colle à la tête à vie. Un jour où l’autre, velléité émancipatrice oblige, chacun finit par trouver son chemin, si tant est qu’il ne se sent plus dans le cadre que de commun accord on s’est fixé. C’est la règle. Cependant, lorsque la manière en arrive à faire défection dans le départ et à compromettre même la destination incertaine de l’hirondelle politique, il y a matière à s’interroger sur les motivations réelles qui ravalaient la façade de l’engagement ventilé à cor de chroniques épicées pour la circonstance . La conviction ? Le ciel voudrait bien qu’on la lise sur les yeux de chaque militant. Mais c’est peine perdue. Et pendant longtemps encore, on s’en tiendra au masque qu’arbore chacun. Le masque ! Le faciès du mal qui nous ronge et nous oblige à laver des fois, comme aujourd’hui, le linge sale sur les trottoirs du Champ de foire, sous les regards éberlués et honteux des Zémidjan qui, habillés de jaune comme nous, eux au moins, sincères, ont le mérite d’avoir l’argent comme vecteur de mobilisation et carburant de l’engagement politique.

La politique, en tout cas, telle qu’elle est faite sous nos cieux, n’est pas le terrain par excellence de la morale. Et jusqu’à demain personne ne peut se prévaloir de qualités pour faire la morale aux autres… Par contre, avoir la gratitude à fleur de peau est non seulement une armure divine, mais surtout une source de bénédictions éternelles . Aujourd’hui, lorsqu’il s’agit de déstabiliser les compagnonnes et compagnons de la Vague Jaune, il faut tirer à bout portant sur leur leader, le chantre de la Nouvelle Conscience, Pascal Irénée Koupaki. Pour lui faire mal, tout le monde sait, il faut avoir recours à quelqu’un qui l’a bien côtoyé. Dans une bataille, la tortue n’est jamais mieux fléchée dans le cou que par celui qui sait par où on peut l’atteindre et la vaincre. Et l’indic tout trouvé est l’ex chroniqueur maison, Constantin Amoussou…

Plein pieds sur la dérive…

Sur sa dernière sortie, et les fléchettes décochées contre Pascal Irénée Koupaki, je ne me suis point trop attardé, parce qu’au fond, la trame ne m’est pas étrangère. Une idylle. Une histoire d’amour entre l’ordure et le hanneton. Cependant, j’ai été accroché, bien malgré moi, par une série de mots comme seule l’ingratitude politique en a les secrets. Des déclarations du genre « Lorsqu’on n’est pas d’accord on dit non », le « Silence coupable » et le clou de la démesure, « Pascal Irénée Koupaki a trahi toutes les causes, c’est un traître »…Je passe sur les deux premières fausses notes pour répondre à la dernière qui résume à elle seule l’état d’esprit du musicien : la traîtrise. Pour lui répondre, je n’irai pas loin chercher la parade. Je me contenterai d’exploiter à fond des séquences pensées, repensées et écrites des propres mains de l’auteur dans ses épîtres et chroniques intitulées LA LIBERTÉ DE MOURIR DEBOUT, plus précisément dans la Partie 6 sous titrée Le chroniqueur dans la peau du militant. Une ode à la gloire de PIK qu’il faut découvrir, pour ceux qui n’ont pas encore connaissance de l’ivresse métaphorique de l’auteur quand il est question de son mentor. Un livre dont il me fit l’honneur de figurer sur la maquette de couverture. Toute ma gratitude.

Cependant, je tiens à lui rappeler, en le citant, que d’hier à aujourd’hui, « Pascal Irénée Koupaki n’a pas peur, il est imperturbable… P240 », et que « Par ailleurs, la campagne de calomnie et de diffamation dont PIK est l’objet depuis plusieurs mois, et de façon insidieuse commence déjà à l’obliger à sortir de sa réserve, parce que nul n’ignore, dans les stratégies mises en œuvre pour conditionner l’opinion contre PIK, ce qui est cru a des chances de devenir plus important que ce qui est vrai. » « Pascal n’a pas peur, et s’il ne parle point(…) il n’est en cela que le scout qui a le sens de la responsabilité, de la retenue, du civisme, qui a une parole, une seule, qui ne trahit pas son serment, qui ne fait pas de promesse insolvable, qui a le sens de la fidélité à l’engagement, du patriotisme, de la tolérance, de l’honneur ; qui a du caractère, qui sait être entreprenant sans ignorer que le parcours de la vie, comme l’épreuve de raid chez le scout, est un chemin jonché d’obstacles, pour éprouver la ténacité du combattant. Et le devoir du bâtisseur est de dominer la peur, de s’organiser, d’organiser sa troupe, dans la discipline, s’allier les acteurs disponibles pour faire flamboyer l’avenir au moment venu(…) Il ne se laisse pas distraire par le gazouillis ambiant. Il fait son travail de fourmi, un travail dense et laborieux…P244 »

Vous rêvez ? Non !

C’est bien ce que Constantin Amoussou écrivait de son leader, Pascal Irénée Koupaki, « le cheval à trois pattes dans une compétition de pur-sang » sur qui il misait sa conviction aujourd’hui surprise par la lumière du jour. Les écrits ont la fâcheuse manie de rester, de vous renifler, de vous épier, quels que soient vos retournements de veste, et de vous rattraper où que vous alliez. Oui ! C’est ce qu’il écrivait de PIK, il y a quelques lunes seulement et qui, aujourd’hui, parce qu’il ne parle pas, parce qu’ « il ne se laisse pas distraire par le gazouillis ambiant », parce qu’ « il a le sens de la fidélité à l’engagement », dans ce qui relève de sa mission, assis à la droite du Président Patrice Talon, il fait preuve d’un « silence coupable ». Je laisse chacun apprécier tout le sérieux qu’il y a derrière la plume.

« Pascal Irénée Koupaki a trahi toutes les causes, c’est un traître. » Pour avoir évolué dans le même dispositif, pour avoir porté au même titre que lui le concept de La Nouvelle Conscience, sous réserve du degré de conviction de chacun, je pus me résoudre à résumer, et qu’il veuille bien me le permettre « les causes » supposées trahies ainsi qu’il suit : « La Nouvelle Conscience c’est une nouvelle donne qui semble vouloir tenter de dessoucher l’arbre de la corruption et appelle nos compatriotes à prendre conscience de cette mission historique. C’est l’offre qu’il met dans la balance politique qu’il met dans la balance comme contribution…un programme d’ajustement moral…P235 et 254 ».

Pour parler de trahison, il faut d’abord comparer ce qui se faisait par le passé, ce qui se fait maintenant à ce qui était convenu. Cet exercice lui aurait certainement permis de s’apercevoir du peu de sérieux qu’il y derrière ce jeu de mots. Et pour preuve, aux côtés du Président Patrice Talon, Pascal Irénée Koupaki œuvre toujours à « dessoucher l’arbre de la corruption ». En témoigne les rapports d’audits qu’il a conduits et présentés en conseils des ministres, qui accablent de mauvaise gestion, ironie du sort, les nouveaux maîtres pour lesquels son cœur battrait. Les mandats de dépôt qui pleuvent sur les faussaires d’hier témoignent de combien, fidèle à la cause, Pascal Irénée Koupaki n’a pas encore trahi. Les causes sur lesquelles vous vous êtes entendus peuvent m’échapper. Mais le connaissant, peut être pas autant, je doute fort qu’il s’agisse d’une autre cause que celle que nous avions tous partagée.

Mieux, en son temps, il avait été détaché sur la tournée nationale de présentation du Projet de société du candidat Pascal Irénée Koupaki, bien avant que je ne le remplace pour les campagnes des élections présidentielles, dans le même rôle. Je ne vais pas refaire ici l’exposé du projet de société du candidat. Il fait aujourd’hui partie intégrante de la coalition de la Rupture et ce serait inopportun.

Mais je constate que, abrité derrière son smart phone, en réalité, il n’a pas pris connaissance avec le fond du programme qu’il était censé propagé, et que son hilarité à jouer au photographe lors de chacune des étapes de la tournée explicative, n’était que de façade. Autrement, sous plusieurs angles, il aurait vu qu’il y a bien des similitudes avec le programme que déroule aujourd’hui le Président Patrice Talon.

Par exemple : les axes de réformes du système partisan et de consolidation de la démocratie, les réformes de l’Etat, pour la promotion de l’excellence et pour la lutte contre l’impunité, les axes de réformes dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et du tourisme, les axes de réformes dans les secteurs de l’éducation, de la culture et de la jeunesse, pour ne citer que ces quelques repères.

Cet exercice fait, en comparaison avec les politiques de développement mises en place aujourd’hui, l’aurait contraint à plus de sincérité, et l’aurait forcé à admettre que Pascal Irénée Koupaki est dans son élément, du moment où les fondamentaux de la « cause » qui nous a liés sont toujours à l’ordre du jour et que par conséquent, la thèse de la cause trahie ne tient pas la route qui mène vers Cotiakou.

Les raisons des inimitiés sont ailleurs. J’en suis convaincu. Mais le temps se chargera d’équilibrer les comptes, les convictions aussi.

Celui que tu appelais affectueusement, mon élément…

Yves Dakoudi

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