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Bénin – disparition de Sylvain Grassin : le dispositif sécuritaire du pays mis à l’épreuve

Un nouvel épisode s’est ouvert dans le feuilleton de lutte contre les faux médicaments en République du Bénin. Au moment où des langues se délient sur le traitement qui a été fait de ce dossier avec l’incarcération des responsables grossistes-répartiteurs, c’est  la disparition mystérieuse d’un des détenus qui défraie la chronique depuis ce lundi.

Sylvain Grassin, premier responsable de Promo-pharma serait-il exfiltré de la prison puis du territoire national ? C’est la question qui taraude les esprits depuis ce lundi 26 mars 2018. Alors que ce détenu devrait se retrouver dans les locaux du Centre national hospitalier et universitaire Hubert Maga (CNHU) de Cotonou pour des soins puisque souffrant selon les médecins pénitentiaires, aucune trace de ce Français n’a été retrouvée depuis lors sur le territoire national. A cette disparition, c’est le dispositif sécuritaire, non seulement de l’établissement pénitentiaire, mais également de tout le Bénin qui est désormais mis à l’épreuve.

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D’abord, il faut faire remarquer qu’aucun communiqué officiel ni du responsable de cette prison civile de Cotonou, ni du gouvernement Talon n’a encore annoncé cette disparition qui fait quand même grand bruit sur les médias sociaux et dans certains journaux conventionnels du pays. Diplomatiquement aussi, puisque le détenu est de nationalité française, un communiqué du ministère des affaires étrangères devrait également annoncer une telle disparition puisque la France, très attachée à ses ressortissants, pourrait devancer le Bénin, et là, une incidence diplomatique pourrait se créer.

Le gouvernement béninois, au-delà de tout, à travers les services du ministère de l’intérieur et de la sécurité, devrait normalement se précipiter pour lancer des messages d’alerte afin d’informer tant l’opinion nationale qu’internationale sur cette disparition mystérieuse d’un ressortissant français sur le sol béninois.

Ensuite, la question que tout le monde se pose concernant le dispositif sécuritaire est de savoir si le détenu, lors de son admission au CNHU de Cotonou, s’y est rendu seul ou toujours accompagné des gardes et agents en uniforme. Si oui, alors, l’enquête devrait commencer avec l’interpellation de ces agents ayant en charge la surveillance du détenu. Une piste à exploiter au plus vite afin de stopper la panique qui s’installe déjà dans le cœur et l’esprit des Béninoises et Béninois.

Enfin, ne serions-nous pas dans une forme d’exfiltration de ce Français ? La réponse à cette interrogation pourrait être affirmative si, les jours à venir, l’on apprend la présence de ce détenu sur le sol français.

Dans tous les cas, c’est la sécurité intérieure qui est face à une dure épreuve parce que ne pas parvenir à localiser le fugitif et à apporter les clarifications nécessaires dans ce dossier qui met tout le pays en stupéfaction, serait un aveu d’échec pour la police républicaine dont les mérites ont été vantés et qui a aussi émerveillé les Béninois sur certains dossiers ces derniers jours.

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Un commentaire

  1. Mais moi je ne sais pas pourquoi vous recherchez toujours des poux dans les cheveux d’un chauve ? La police républicaine, comment est-ce qu’elle est mise à l’épreuve selon vous ? Le gouvernement du président Talon a joué pleinement sa participation, ceci étant, et nous population, avons le lourd fardeau de collaborer la police républicaine pour une action efficace mais sans ça la police ne pourra rien puisqu’elle n’est pas un hadar pour même dans l’ombre.

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