Mise en examen de Sarkozy : ce « type » devrait être devant la CPI depuis longtemps

Mardi 20 mars 2018, l’ancien président français, Nicolas Sarkozy a été convoqué à l’Office anti-corruption de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine où il a été placé en garde à vue puis mis en examen mercredi pour des questions liées à un présumé financement par M. Kadhafi, l’ex-guide libyen, de sa campagne présidentielle de 2007.

La principale accusation, celle qui a rapport à la Libye, est celle du financement illicite de sa campagne. Toutefois, il serait normal que les enquêteurs poussent un peu plus loin les charges et profitent de cette occasion pour ouvrir une autre enquête pour meurtre au premier degré sur la personne de Mouammar Kadhafi, le guide libyen assassiné en 2011.

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Ce n’est peut-être pas pour rien et surtout pas pour une quelconque libération du peuple libyen qui n’avait rien demandé, que Nicolas Sarkozy a pris la tête d’une coalition presque forcée pour, soit disant, « libérer la Libye de l’oppression du dictateur ». Il en avait surement pour ses comptes.

Sarko ne voulait visiblement pas que ses « magouilles » se sachent. Il s’est senti sous la menace de Kadhafi et voulait protéger ses arrières. La justice française devrait, si elle est de bonne foi, à la fin de son travail, condamner Sarkozy et ensuite renvoyer le dossier à la cour pénale internationale (CPI) pour que ce dernier y réponde des nombreux crimes commis en Libye qui continuent de diviser ce qui reste de ce pays.

Mais tout le monde sait que la France n’osera jamais jeter un de ses ressortissants en pâture, encore moins à la Cpi même si ce dernier est coupable du pire crime contre l’humanité. La preuve, le « bourreau » de Kadhafi et par ricochet, de plusieurs civiles est mis en examen certes, mais pas pour tous les crimes qu’il a commis.

L’UA, la marionnette qui devrait enfin se libérer et porter plainte

« Une puissance étrangère, colonise un pays arabe et prend son président et nous on regarde. » Ce sont là des mots de l’ancien guide libyen lors d’un sommet de la ligue arabe, après l’invasion américaine en Irak. Une réflexion qui pourtant sera exactement ce qui va lui arriver quelques années plus tard.

Selon Kadhafi, « Sadam était l’ami des USA mais ils l’ont vendu et pendu » et c’est exactement ce à quoi le monde entier a assisté à Syrte le 20 octobre 2011. La France de Sarkozy a fait tuer le colonel Kadhafi alors que des années en arrière, le 10 décembre 2007, il était reçu en grande pompe à Paris par ce même Sarko où il chassa même dans la forêt de Rambouillet, un privilège que la République française offre à ses hôtes de marque.

Pendant que Sarkozy s’acharnait sur Kadhafi, l’Union Africaine était là et regardait sans piper mot. Même pas une seule condamnation de cette bande de faux leaders rassemblés et suspendus aux bon vouloir des occidentaux dont en premier, la France.

C’est donc le moment pour cette organisation ou les autres organisations africaines de se racheter devant une population africaine révoltée et en colère contre elles, quant on voit ce que cette Libye est devenue et ce que la mort du colonel Kadhafi a engendré comme problèmes pour le Sahel et l’Afrique entière en matière d’insécurité.

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