Uhuru Kenyatta et Raïla Odinga : un exemple pour Bongo-Ping, Talon-Yayi, Ouattara-Gbagbo

Vendredi 9 mars, Uhuru Kenyatta et Raïla Odinga ont décidé d’enterrer la hache de guerre à la surprise générale, et se sont rencontrés au matin. Alors que Raïla Odinga ne reconnaît pas la réélection du chef de l’Etat, qu’il s’est autoproclamé président du peuple, et que les tentatives de dialogue avaient jusqu’à présent échoué, les deux hommes ont annoncé la fin de leurs divisions.

Une histoire qui reflète le patriotisme dont ont fait preuve les deux leaders kényans. C’est peut-être le propre du Kenya de surprendre. On se souvient qu’au lendemain de la présidentielle dans ce pays, l’opposant Odinga avait porté des recours de fraudes devant les tribunaux, qui, à la grande surprise, avaient déclaré invalidé le premier tour remporté par Kenyatta.

Une autre élection a été organisée et, malgré les contestations et le retrait d’Odinga de la course, Kényatta a gagné et fut proclamé président du pays. Mais la brouille entre les deux hommes semble mystérieusement avoir été maîtrisée et ils se sont parlé.

Une attitude de leader et un exemple à suivre

Ce qu’on fait Raila Odinga et Uhuru Kenyatta vendredi, a été perçu par bon nombre de personnalités comme un acte de responsables qui pensent au développement de leur pays. En visite dans le pays dimanche, le secrétaire d’Etat américain Rex Stillerson a salué une attitude de leaders et a félicité et encouragé les deux hommes à poursuivre dans cette lancée les discussions.

Le Kenya vient, par le geste de ces deux personnalités du pays, montrer le chemin à plusieurs autres personnalités africaines qui devraient en faire de même. Du Gabon à la Côte d’Ivoire en passant par le Bénin, ils sont légions en Afrique.

Au Gabon, Ali Bongo et Jean Ping devraient se parler pour résoudre leurs différends pour l’avancée du pays. Cela ne coûtera rien non plus à Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo de faire la paix pour que le processus de réconciliation ait une issue heureuse. De l’autre côté, au Bénin, Patrice Talon, Sébastien Adjavon et Boni Yayi devraient s’asseoir autour d’une table et fumer le calumet de la paix.

L’Afrique a besoin de tous ses fils et filles pour se développer ; et pour amorcer ce développement tant prôné, il est important que les dirigeants, les élites et autre leaders d’opinions, travaillent, pour ceux qui se soucient du continent bien entendu, main dans la main et avec cohésion pour réussir ce parie pris par Thomas Sankara, Mouhamar Kadhafi, Kwame Nkrumah ou encore Nelson Mandela, ces grands hommes qui y ont cru jusqu’à la fin.

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