Vladimir Poutine dit avoir un missile « nucléaire indétectable », Merkel et Donald Trump se disent « inquiets »

La chancelière allemande Angela Merkel et le président américain Donald Trump se sont dits « inquiets » lors d’une conversation téléphonique après un discours de Vladimir Poutine vantant les nouvelles armes « invincibles » des forces russes.

« La chancelière et le président sont inquiets des dernières déclarations du président russe Poutine sur le développement de (son) armement et de leurs conséquences sur les efforts de contrôle international des systèmes d’armements », a indiqué vendredi la chancellerie allemande dans un communiqué.

Dans un discours devant le Parlement russe, À quelques semaines de l’élection présidentielle russe, M. Poutine a surpris en énumérant, plusieurs avancées technologiques militaires dans un discours prononcé jeudi, pendant près d’une heure, les dernières armes de haute technologie de la Russie avec images de synthèse, infographies et vidéos à l’appui.

La Russie dispose ainsi d’une nouvelle série d’armes nucléaires, dont un drone sous-marin et un missile hypersonique qui serait indétectable par le système antimissile de l’OTAN.

« Personne d’autre n’a ce genre de missile, a-t-il insisté. Et lorsque d’autres l’auront, nous aurons le temps, d’ici là, de développer un nouveau type d’arme ».

Il a ainsi présenté des nouveaux types de missiles de croisière avec une « portée illimitée » ou hypersoniques, des mini-submersibles à propulsion nucléaire ou encore une arme laser « dont il est trop tôt pour évoquer les détails ».

Washington a réagi en accusant Moscou de « violation directe » des traités internationaux signés par la Russie, dont le traité INF sur les armes nucléaires à portée intermédiaire, paraphé par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev en 1987.

Les Etats-Unis accusent aussi la Russie de moderniser un arsenal de 2.000 armes nucléaires tactiques en contournant ses obligations du traité New START, qui ne comptabilise que les armes stratégiques et sert de fondement à la doctrine de la dissuasion.

Ce traité, entré en vigueur en 2011, prévoit une réduction de 30% du nombre de têtes nucléaires détenues par les deux superpuissances atomiques –elles concentrent à elles seules plus de 90% des armes de ce type– et des vérifications mutuelles plus transparentes.

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