Bénin – Conclave de Djeffa : des propositions face à la situation sociopolitique

Réunis ce samedi 14 avril 2018 à Djeffa pour réfléchir sur la situation sociopolitique actuelle du Bénin afin d’y trouver des approches de solutions, les forces politiques de l’opposition sous la houlette des anciens présidents de la République Thomas Boni Yayi, Nicéphore Soglo et de l’ancien Médiateur de la République, Albert Tévoedjrè ont effectué sept propositions majeures à l’endroit du gouvernement. La mise en œuvre de ces propositions devrait permettre selon elles à décrypter la situation sociopolitique qu’elles jugent critique.

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Dans la déclaration lue par l’honorable Basile Léon Ahossi les participants au conclave de Djeffa souhaite :

1. Que la Constitution du 11 décembre 1990 est l’expression unique de notre vouloir vivre ensemble.
2. que le Président de la République est coupable de violations manifestes du serment prêté le 06 avril 2016 en ne respectant pas les décisions de la Cour constitutionnelle ainsi que les lois de la République.
3. Mettons en garde l’Assemblée Nationale contre toute velléité visant à faire remplacer la LEPI par une liste extraite du RAVIP.

Sous un autre plan, les forces politiques de l’opposition demande au Président Patrice Talon de prendre la mesure des choses et de :

1. faire installer, sans délai, le COS-LEPI conformément aux décisions de la Cour Constitutionnelle ;
2. faire procéder à un audit préalable de cette LEPI, en vue des élections législatives et présidentielles, constitutionnelles qui sont insusceptibles de report.
3. Redonner la parole au Peuple en convoquant d’urgence une Assise nationale des Forces Vives de la nation en vue de redéfinir de nouvelles bases consensuelles de gouvernance du pays.
4. En cas de non satisfaction de ces exigences le peuple béninois, Maître unique de sa souveraineté sera invité à prendre ses responsabilités, conformément à la Constitution.

Ces propositions faites à l’endroit du gouvernement du Président Patrice Talon montrent que le conclave de Djeffa n’a pas été seulement l’occasion pour les forces politiques de l’opposition de peindre en noir la gestion du régime. Il a été question d’un diagnostic suivi d’une thérapie pour la résolution des différents maux révélé.

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