Burkina Faso – convention d’extradition : « cette loi creuse davantage le fossé entre les burkinabè »

Une loi « taillée à la taille » de François Compaoré, frère cadet de l’ancien président burkinabé Blaise Compaoré ; c’est ce que  le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), l’ex-parti au pouvoir au Burkina, Eddie Komboigo , a dénoncé mercredi quand la convention d’extradition entre le Burkina et France a été ratifiée par le parlement.

« Cette loi est de la vengeance, qui creuse davantage le fossé entre les burkinabè à l’heure où tous les cœurs vaillants aspirent à la réconciliation nationale », a soutenu Komboigo.

Selon Afrique 7, le 17 mai, l’Assemblée nationale a ratifié deux conventions d’extradition et d’entraide judiciaire pénale, signées le 24 avril par le Burkina et la France. Cette ratification intervient alors qu’est attendue pour le 13 juin le délibéré de la Cour d’appel de Paris sur la demande d’extradition de la France vers le Burkina de François Compaoré, poursuivi pour son rôle présumé dans l’assassinat du journaliste Norbert Zongo.

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Norbert Zongo et trois de ses camarades qui l’accompagnaient, Blaise Ilboudo, Ablassé Nikiéma et Ernest Zongo, ont tous été tués alors que Zongo avait entamé une enquête sur la mort mystérieuse de David Ouedraogo, le chauffeur de François Compaoré, le frère du président burkinabè Blaise Compaoré. En réaction, de nombreuses manifestations ont eu lieu dans tout le pays, les plus violentes ont été enregistrées à Koudougou (à l’ouest de Ouagadougou), où était né Norbert Zongo, rappel Afrique 7.

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