Congo-Brazzaville : Le général Mokoko refuse de parler à l’ouverture de son procès

Le procès du général Mokoko, ex-candidat à la présidentielle de 2016 poursuivi par la justice du Congo-Brazzaville pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État », s’est ouvert ce lundi 07 mai devant la Cour criminelle en l’absence des médias tenus à l’écart.

Ancien chef d’État-major et ex-conseiller du président Denis Sassou Nguesso, aux arrêts depuis juin 2016, Jean-Marie Michel Mokoko, 71 ans, a comparu en fin de matinée pour ce procès qualifié par sa défense de « règlement de comptes politiques ». Son acte d’accusation n’a pas encore été rendu public, ni les faits précis qui lui sont reprochés. Ses avocats congolais et français ont prévenu qu’ils « ne prendront pas la parole à l’audience ».

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En effet, l’officier, formé à Saint-Cyr, avait terminé troisième de l’élection présidentielle (moins de 14% des voix) de mars  marquée par la réélection contestée dès le premier tour du président Sassou Nguesso, qui cumule près de 35 ans de pouvoir au total.

Signalons que les journalistes qui avaient pu accéder à la salle d’audience avaient été priés de sortir avant l’arrivée du prévenu dont on attendait la lecture de l’acte d’accusation. Dans le passé, de grands procès ont été ouverts aux médias à Brazzaville, comme celui des disparus du Beach en 2005 ou celui des explosions de 2012 qui avaient fait près de 300 morts.

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