Bénin – Bac 2018 : «Toutes les épreuves sont à la portée des candidats», rassure Alphonse da Silva

«Toutes les épreuves sont à la portée du candidat moyen». C’est l’assurance donnée aux candidats par le Directeur de  l’Office du Baccalauréat Alphonse da Silva dans une interview accordée, ce mardi 19 juin 2018, à une radio de la place.

Les raisons de la nonchalance des candidats pour le retrait de leurs convocations pour le compte du Bac 2018 de même que celles de la baisse de l’effectif des candidats de cette année comparativement à l’année dernière sont, entre autres, les grands points abordés au cours de cette entrevue.

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Après le lancement du retrait des convocations pour le compte du Baccalauréat 2018, on note une nonchalance du côté des candidats. Qu’est-ce qui pourrait expliquer cette situation?

Chaque année, c’est en effet récurrent. Les candidats attendent toujours le dernier moment pour venir chercher leurs convocations. Mais les 75% des convocations ont été déjà envoyées sur le terrain aux Chefs d’établissement. Pour les candidats officiels des établissements publics comme privés, nous avons déjà envoyé les convocations. Et les Chefs d’établissement se chargent de les distribuer à leurs candidats.

Quel est le centre retenu à Cotonou pour la distribution de ces convocations?

C’est à Sainte Rita pour les départements de l’Atlantique  et du Littoral. Tous les Chefs d’établissement pratiquement sont déjà venus chercher leurs lots. Les candidats libres viennent chercher individuellement leurs convocations à Sainte Rita. Globalement, ce qui se passe chaque  année, c’est à la dernière minute que surtout les candidats libres se précipitent pour venir chercher leurs convocations.

Nous avons une nette diminution de l’effectif des candidats cette année comparativement à l’année dernière. Qu’est-ce qui justifie cet état de chose?

L’année dernière, nous avons un peu plus de 115.000 candidats. Cette année, nous sommes à 106.700 candidats. Cela s’explique par le fait  que l’année dernière, il y a eu un taux relativement élevé d’admis si bien qu’il y a moins de redoublants. Il y a aussi le fait que les candidats, leurs parents et les Chefs d’établissements ont pris conscience que lorsqu’ils ne sont pas bien préparés ou bien aguerris, il vaut mieux attendre l’année qui suit pour pouvoir aller à l’examen. Il y a tous ces faits qui font qu’il y a baisse de l’effectif. Ça va de haut en bas chaque année. L’année prochaine, nous aurons certainement un taux plus élevé.

 

Nous venons de traverser plus de trois mois de grève. Est-ce que les candidats doivent s’attendre à des surprises désagréables ? Est-ce que vous en avez tenus compte dans la composition des épreuves?

Il n’y a jamais eu de surprises désagréables parce que les épreuves sont à la portée des candidats. Nous vivons dans une ambiance où il faut tenir compte de tout ce qui s’est passé. Vous me voyez en toge maintenant. Il y a des correctifs et des ajustements à faire avec les Conseillers pédagogiques. Et il faut tenir compte du niveau d’apprentissage. Donc tout ceci fait  qu’effectivement, les épreuves seront à la portée du candidat moyen. Donc les grèves ne justifient pas que les candidats puissent avoir des épreuves corsées qu’ils n’ont pas vues. Toutes les épreuves sont à la portée du candidat moyen.

Votre appel à l’endroit des candidats, des parents et des Chefs d’établissement

Je voudrais rappeler aux candidats que c’est un examen et  non un concours. Il suffit d’avoir la moyenne requise pour être admis. Mais il faut se préparer aussi c’est-à-dire se prendre au sérieux, ne pas se divertir dans les jeux vidéo WhatsApp et autres. Il faut laisser ça pour la réussite.  Il faudrait qu’ils s’entraînent beaucoup en participant aux Travaux dirigés. Je lance donc un appel de veille à l’endroit des collègues enseignants pour le rehaussement du niveau des candidats pour qu’ils puissent réussir. J’invite  également les parents à  faire le nécessaire pour que leurs progénitures  puissent décrocher ce sésame qui donne accès aux études universitaires.

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