Bénin – tarif des postes de péage : l’Unstb dénonce l’exclusion des partenaires sociaux

A l’instar des autres Confédérations syndicales notamment la Cstb et la Csa-Bénin, l’Union Nationale des Syndicats des Travailleurs du Bénin (Unstb) désapprouve aussi le retrait du droit de grève à certains agents de l’Etat ainsi que l’augmentation des tarifs au niveau des postes de péage du Bénin.

S’agissant du revirement jurisprudentiel de la Cour de Djogbénou sur la question du droit de grève, l’Union dénonce la remise en cause de la décision de la Cour de Holo qui avait pourtant rétabli ce droit. Qualifiant cette nouvelle donne d’une nouvelle provocation de la part du gouvernement, l’Unstb va alors inviter les travailleurs à rester mobilisés pour la préservation de ce droit reconnu et garanti par la Constitution du 11 décembre 1990.

Concernant le second sujet relatif à l’augmentation des tarifs au niveau des postes de péages, l’Union dénonce l’exclusion des partenaires sociaux par le gouvernement dans la mise en œuvre de cette réforme. Ceci, en violation de l’article 6 de la Charte nationale du dialogue social. «… au moment où la population béninoise fait difficilement face à la morosité des affaires économiques et à la cherté de la vie, les taux de péage ont été pratiquement augmentés de 100% et ce, sans que le gouvernement ait cherché à consulter au préalable les partenaires sociaux comme lui-même s’est engagé à le faire pour toute réforme conformément à l’article 6 de la Charte Nationale du Dialogue Social», s’indigne l’Union qui pense que le Gouvernement a, une fois encore, manqué à ses engagements. Face à cette situation, l’Unstb entend combattre cette décision et invite, par ailleurs, ses militants à la mobilisation pour la défense de leurs acquis démocratiques.

DECLARATION DU SECRETAIRE GENERAL DE L’UNSTB SUR LE RETRAIT DE L’EXERCICE DU DROIT DE GREVE A CERTAINS TRAVAILLEURS ET SUR LES NOUVEAUX TAUX DE PEAGE

Depuis le 27 juin 2018 notre pays, la République du Bénin est en proie à de graves inquiétudes avec la décision de la Cour Constitutionnelle présidée par le professeur DJOGBENOU d’interdire l’exercice du droit de grève aux magistrats, aux agents de santé et autres, en lieu et place du respect du droit de grève pour tous mais de façon encadrée comme en a décidé la Cour Constitutionnelle présidée par le professeur HOLO. Ce faisant, la Cour Constitutionnelle présidée par le professeur DJOGBENOU a violé le principe de l’autorité de la chose jugée en validant la loi modificatrice des dispositions du statut général de la fonction publique relatives à l’exercice du droit de grève. Ce choix de la Cour Constitutionnelle met ainsi en danger la paix sociale dans notre pays.

Consciente de ses responsabilités et se fondant sur les dispositions de l’article 34 de la Constitution qui stipule que « Tout citoyen béninois, civil ou militaire a le devoir sacré de respecter, en toutes circonstances la Constitution et l’ordre Constitutionnel établi ainsi que les lois et règlements de la République » d’une part, et d’autre part sur l’alinéa 2 de l’article 19 de la Constitution qui dit :  «Tout individu, tout agent de l’Etat est délié du devoir d’obéissance lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte grave et manifeste au respect des droits de l’homme et des libertés publiques », l’UNSTB dénonce avec véhémence la décision de la Cour Constitutionnelle interdisant l’exercice du droit de grève et rend responsable les auteurs des conséquences sociales qui en découleraient. Elle en appelle à la mobilisation générale pour faire halte à de telles pratiques sataniques au niveau de la haute juridiction.

Par ailleurs, au moment où la population béninoise fait difficilement face à la morosité des affaires économiques et à la cherté de la vie, les taux de péage ont été pratiquement augmentés de 100% et ce, sans que le gouvernement ait cherché à consulter au préalable les partenaires sociaux comme lui-même s’est engagé à le faire pour toute réforme conformément à l’article 6 de la Charte Nationale du Dialogue Social.

Une fois encore le gouvernement a manqué à ses engagements.

Face à cela, l’UNSTB s’engage à œuvrer pour combattre avec la dernière rigueur cette décision. Elle invite les militants et militantes à se tenir prêts pour répondre aux mots d’ordre qui seront lancés.

Elle est prête à se désengager de tous les organes du dialogue social.

Enfin, l’UNSTB appelle à l’union sacrée de toutes les forces sociales pour la sauvegarde des acquis sociaux et démocratiques pour que :

Vive la classe ouvrière

Vive la démocratie

Vive l’UNSTB

Vive la République du Bénin.

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