État des lieux du surpoids et de l’obésité au Bénin

Un nutritionniste français, Jean Trémolières, écrivit que « La société, crée des obèses et ne les tolère pas ». Une vérité qui certainement n’est entière que pour les seules sociétés occidentales. En Afrique de façon plus globale et dans notre pays le Bénin plus particulièrement, si la société crée effectivement de plus en plus de personnes en surpoids, elle est loin de les rejeter tous. Un certain opus de l’artiste Vano magnifiant la générosité du corps féminin témoigne de notre tolérance vis-à-vis du surpoids quand il s’agit de la gent féminine, le contraire n’étant pas avéré.

Cet article a été publié avec le concours de Oscar Helm, blogueuse sur sagessesante.fr

Il nous faut pourtant adopter des choix et comportements responsables, car la surcharge pondérale et l’obésité ont un coût sanitaire ; ils sont la source de nombreuses maladies qui financièrement et en indice d’espérance de vie nous coûtent. Il nous faut promouvoir de nouvelles et saines habitudes pour nous débarrasser de ce phénomène grandissant.

État des lieux du surpoids et de l’obésité au Bénin

Il faut faire d’entrée la distinction entre le surpoids qui correspond l’état d’un individu ayant un indice de masse corporelle (IMC) compris entre 25 et 30, et l’obésité qui correspond à l’état de l’individu à l’IMC supérieur à 30. L’indice IMC étant obtenu par le ratio poids/(taille x taille)… Calculer son poids idéal suivant sa taille est donc un impératif.

Le poids qui est l’un des facteurs de surpoids et d’obésité entretient une étroite relation avec l’alimentation. Il se passe de toute démonstration scientifique que plus vous mangez plus vous serez en surpoids.

Le Bénin est un pays avec de saisissant contrastes où dans une même famille peuvent se côtoyer personne en surpoids et enfants en retard de croissance ainsi que le révèle une étude menée en ce début d’année. La prévalence de ce double fardeau nutritionnel serait de 11,5% dans le Sud-Bénin.

De façon plus globale, le rapport STEPS de l’OMS sur la prévalence des maladies non transmissibles (MNT) faisait état en 2015 dans le rang des adultes d’une prévalence de 23,2% de personnes en surcharge pondérale et de 7,4% de l’obésité. Une prévalence qui serait de 9,6% selon les chiffres de l’agence américaine CIA pour l’ensemble de la population. L’enquête STEPS révèle à nouveau des disparités axées sur le genre, seulement 19% des hommes seraient en surpoids contre 27% pour les femmes ; aussi seulement 4,6% des hommes seraient obèses contre 10,1% des femmes.

Maladies et troubles associés au surpoids et à l’obésité

Pêle-mêle, on peut distinguer au nombre des maladies associées au surpoids et à l’obésité :

  • le diabète, principale conséquence du surpoids;
  • l’hypertension, la prévalence étant trois fois plus grande chez les personnes obèses que les personnes d’ICM normal;
  • les maladies liées à la circulation sanguine, aux veines, artères et au coeur. Il s’agit de l’athérome (dépôt de graisse dans les artères), les infarctus, thrombose, phlébites, embolies pulmonaires… etc.;
  • l’arthrose. En effet, la surcharge pondérale induit une tension sur les os du corps ;
  • Les troubles respiratoires dont l’apnée c’est-à-dire l’arrêt momentané de la respiration pendant quelques secondes durant le sommeil…etc.

Quelques conseils pour se défaire du surpoids ou de l’obésité

Le surpoids est de façon générale le fruit de notre hygiène de vie, ceci englobe entre autres nos habitudes culinaires et alimentaires, notre niveau journalier d’activité. Un efficace contrôle de ces paramètres permet de retrouver la ligne et perdre du poids.

  • Ne pas trop cuire ou brûler les aliments

Les aliments que nous consommons sont riches en protéines, toutefois plus longtemps nous les faisons cuire, plus ils perdent de leurs protéines. Ces protéines doivent être présentes en quantité dans notre organisme afin d’induire la perte des graisses et lipides du corps qu’elles utilisent comme carburant lors de la formation des tissus et cellules.

  • Consommez local plus souvent

Nous avons la fâcheuse habitude de faire plus confiance à la qualité des aliments (poulets, poissons, riz…) importés qu’à nos productions locales. Or ces produits, contrairement aux nôtres produits avec des moyens rudimentaires, ne sont pas bio pour la plupart. Ils contiennent le plus souvent des traces de produits obésogènes c’est-à-dire favorisant l’obésité.

  • Se bouger plus

Plus vous mangez, plus vous devez vous bouger, avoir un niveau élevé d’exercices. Dans nos familles, nous préférons malheureusement solliciter trop souvent les plus jeunes pour des tâches parfois simples qui nous feraient perdre du poids. La délégation de tâches (ménage, vaisselle, lessive, faire ses courses), n’est pas chose idéale pour qui veut perdre du poids.

Les commentaires sont fermés.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En savoir plus