RDC : Jean-Pierre Bemba investi candidat à la présidentielle par son parti

L’ancien-vice président congolais Jean-Pierre Bemba, acquitté le mois dernier par la CPI, a été désigné, sans surprise, vendredi par son parti candidat à la présidentielle du 23 décembre, censée élire le successeur de Joseph Kabila en République démocratique du Congo, a constaté l’AFP.

« Nous avons décidé à l’unanimité de reconduire le sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo comme le président national du Mouvement de libération du Congo (MLC) pour un mandat de cinq ans et de l’investir comme notre candidat à l’élection présidentielle pour le scrutin du 23 décembre 2018 », a déclaré Jean-Jacques Mamba, rapporteur du congrès du parti, sous des acclamations des participants.

Âgé de 56 ans, l’opposant Bemba a été plébiscité, en son absence, par les membres du MLC à l’issue du congrès de ce parti qui s’est tenu à Kinshasa.

« Je vous remercie pour la confiance que vous me faites, nous allons nous retrouver prochainement chez nous » à Kinshasa en RDC, a réagi M. Bemba dans une liaison téléphonique.

Riche homme d’affaires congolais devenu chef de guerre puis vice-président, M. Bemba avait été condamné en première instance en 2016 à 18 ans de prison par la Cour pénale internationale (CPI) pour les meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003.

Mais le 8 juin, un jury d’appel a ordonné sa mise en liberté, l’acquittant, à la surprise générale.

https://twitter.com/bemba_jpierre/status/1017457540014231554

Bemba vit pour l’instant en Belgique, en liberté provisoire, après dix ans de détention, en attendant une décision finale sur sa peine dans une autre affaire de subornation des témoins.

Le MLC de Jean-Pierre Bemba est l’une des grandes forces politiques d’opposition représentées au Parlement de la RDC. Pour les prochains scrutins, ce parti a annoncé avoir aligné 715 candidats aux élections provinciales et 500 pour les législatives.

En 2007, après la défaite de Jean-Pierre Bemba Bemba à la présidentielle l’année précédente, sa milice s’est violemment battue contre l’armée du président Joseph Kabila, vainqueur du second tour du scrutin.

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