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Bénin – troisième session extraordinaire : le Parlement fortement militarisé

Les députés de la 7ème législature sont retournés à l’hémicycle le mardi 28 août 2018 pour poursuivre la session extraordinaire ouverte la veille. Mais contrairement à la journée du lundi, une forte présence des agents de la police républicaine a été remarquée. Les travaux se sont donc poursuivis sous haute surveillance policière.

Les autorités Parlementaires semblent avoir donné raison à ceux qui qualifient la troisième session extraordinaire de « tous les dangers ». En témoigne la militarisation de l’institution qui n’a pas laissé indifférents les usagers des rues environnantes se demandent ce qui se passe pour que les lieux soient sécurisés de la sorte. La réponse à cette préoccupation se trouve bien évidemment dans les points inscrits à l’ordre du jour.

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En effet, les populations, notamment les travailleurs des différents secteurs ont pris l’habitude depuis quelques années de faire des manifestations d’humeur sur l’esplanade de l’Assemblée Nationale en vue de protester contre le vote de certaines lois qu’ils jugent défavorables. Et lorsqu’on jette un coup d’œil sur les propositions de loi à examiner, on en retrouve une qui risque de ne pas faire plaisir aux travailleurs. Il s’agit de la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin.

[su_heading size= »17″]À lire aussi : Bénin – Parlement : les 12 points à l’ordre du jour de la session extraordinaire[/su_heading]

Les députés craignent certainement un mouvement de protestation qui pourrait venir à tout moment si les dispositions de cette proposition ne rencontraient pas l’assentiment des travailleurs. Aussi, la modification du code électoral pourrait également être une source de manifestations d’humeur, vue certaines dispositions déjà très critiquées dans l’opinion.

Ainsi, les autorités parlementaires ont décidé de se conformer à l’adage qui soutient que « prévenir vaut mieux que guérir ». Toutes les voies donnant accès à l’institution ont été barrées et gardées par les forces de l’ordre. Les rues environnantes ont également reçu la présence permanente des éléments de Nazaire Hounnonkpè.

Il faut signaler qu’il y a eu plus de peur que de mal, car les travaux de ce mardi 28 août 2018 se sont déroulés en toute quiétude sans incidents. Certains points inscrits à l’ordre du jour ont été abordés et évacués sans grandes difficultés. Il s’agit par exemple des autorisations des accords de prêts données à l’exécutif pour la réalisation des projets routiers. Cependant, les points culminants qui captent l’attention de tous ne sont pas encore abordés. Il s’agit de la modification du code électorale, l’examen de la demande de poursuite contre cinq (05) anciens ministres de Boni Yayi et l’étude de la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin.

Toutefois, selon une information publiée par le site La Nouvelle Tribune Info Plus, des individus projetaient en effet de se rassembler dans les environs du Parlement. Mais ils ont été très tôt dissuadés par la forte présence des policiers.

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