Bénin – infraction économique: la criet inflige une lourde sanction à ses premiers clients

Les deux premiers clients de la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme ont écopé chacun de 20 ans de travaux forcés. Un bon début qui présage des moments difficiles pour les criminels économiques et les terroristes.

A peine installée, la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (criet) a lancé le ton avec 8 dossiers. Au cour des audiences ouvertes le Jeudi 06 Septembre 2018, 3 dossiers ont été vidés avec de lourdes peines. L’essentiel des dossiers examinés au cour de cette session tourne autour des dossiers de trafic de stupéfiants. Les deux premiers clients respectivement du nom de  Boukari Mamadou Rachidi et Oguegbunam Bartholomew ont écopé de 20 ans de travaux forcés. Le premier accusé fut interpellé le 31 Juillet 2018 dans le hall arrivée de l’aéroport international Bernardin Gantin en possession de 5685 kg de drogue. Le second accusé à 20 ans de travaux forcés fut interpellé le 20 Août dernier en possession de stupéfiant.

La célérité avec laquelle les dossiers sont conduits par cette cour spéciale chargée de la répression des crimes économiques et du terrorisme est certainement l’expression de la volonté affichée du gouvernement du président Patrice Talon de mener une lutte sans état d’âme contre ces infractions. Présidée par l’ancien procureur de la république, Gilbert Togbonon assité d’un vice président Cyriaque Dossa, de 4 assesseurs et d’un Huissier de justice, la criet dans sa décision a condamné d’une peine de 6 mois d’emprisonnement la troisième personne dont le dossier a été examiné.

Il faut préciser que la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) se présente un peu comme les Cours d’assises, une juridiction statuant en premier et dernier ressort. Il n’est pas véritablement donné l’opportunité au criminel économique de voir leur affaire examinée en première instance et en appel. 

Ainsi, une fois jugé par la Criet, le criminel économique est du coup condamné sans possibilité d’appel; c’est à dire que sans qu’un juge de fond examine de nouveau son dossier. La seule porte qui s’ouvre à l’intéressé est celle de la cassation. Une procédure qui tranche avec le principe du double degré de juridiction bien connu dans l’organisation judiciaire au Bénin.

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