Société

Maroc: Amnesty international dénonce la « répression » de migrants subsahariens par Raba

L’Organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty international (AI) a dénoncé, vendredi, la « répression illégale » de migrants subsahariens par les autorités marocaines.

Les autorités marocaines ont indiqué dans un communiqué publié jeudi soir, avoir « fait avorter » 54.000 tentatives de passage vers l’Union européenne (UE) et démantelé « 74 réseaux criminels » de traite d’êtres humains depuis le début de l’année 2018. Plus de 1.900 embarcations ont été saisies durant la même période, selon un communiqué relayé par l’agence de presse officielle marocaine MAP.

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« La répression d’envergure qu’exercent les autorités marocaines contre des milliers de migrants, demandeurs d’asile et réfugiés subsahariens en l’absence de procédure régulière est cruelle et illégale », déplore Amnesty dans un communiqué publié, vendredi, sur son site. L’ONG précise, en outre, que « depuis fin juillet, la police marocaine, ainsi que la Gendarmerie royale et les forces auxiliaires, procèdent à des raids majeurs dans les quartiers de plusieurs villes où vivent les réfugiés et les migrants, d’une intensité particulière dans les provinces du nord du pays de Tanger, Nador et Tétouan, qui bordent la frontière espagnole ».

Quelque 5 000 personnes ont été arrêtées dans le cadre de ces opérations depuis juillet, entassées dans des bus et abandonnées dans des zones isolées proches de la frontière algérienne ou dans le sud du pays, selon l’Association marocaine des droits humains (AMDH), citée dans le même communiqué. Deux Maliens, dont un adolescent, ont trouvé la mort lors d’un déplacement forcé organisé par les autorités marocaines, début août, pour les transporter de Tanger (nord) vers le sud du Maroc, selon des médias maliens. « Les autorités marocaines justifient les récents raids discriminatoires en parlant de « mesures visant à lutter contre l’immigration clandestine et les réseaux de passeurs », indique encore Amnesty International.

Le porte-parole du gouvernement marocain Mustapha Khalfi avait récemment affirmé qu’il ne s’agit pas de renvois forcés, mais d’opérations visant à transférer les migrants vers d’autres villes, opérations menées, selon lui, dans le respect des lois nationales destinées à lutter contre l’immigration illégale, rappelle enfin l’ONG.

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