Bénin: Me Eric Dupond-Moretti va défendre Sébastien Ajavon à la Criet ce jeudi

A la suite des avocats béninois qui ont réagi au lendemain de la convocation de leur client, les Conseils français de l’homme d’affaires Sébastien Ajavon, convoqué à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), ont aussi donné de la voix. Dans un communiqué de presse rendu public, ce mercredi 03 octobre 2018, Me Eric Dupond-Moretti et ses collègues dénoncent une «persécution politique » de leur client dans le cadre des prochaines joutes électorales et entendent saisir les institutions internationales des droits de l’homme afin que ses droits puissent être respectés.

Dans leur communiqué de presse, les Conseils français de l’homme d’affaires Sébastien Ajavon ont rappelé le déroulement de l’affaire dite de «18kg de cocaïne pure» qui a conduit à l’interpellation de leur client qui, après une semaine de garde à vue, a été relaxé par le Tribunal de première instance de Cotonou, le 04 novembre 2016. Mais à leur grande surprise, alors qu’aucun appel n’a été régulièrement interjeté à l’encontre de cette décision, leur client a été convoqué par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) pour comparaître ce jeudi 04 octobre 2018. Pour quels motifs? Selon les avocats : «…En dépit des démarches effectuées sur place par ses conseils, il n’a pas été possible de déterminer avec précision ni l’objet de cette convocation, ni les éléments à charge justifiant cette comparution».

Ces derniers dénoncent donc des manquements graves au droit à un procès équitable de leur client mais craignent également que «…cette procédure participe d’une persécution politique ayant pour but de le contraindre à renoncer à participer au processus démocratique, d’abord législatif, puis au-delà, visant à élire le Président de la République du Bénin».

Le communiqué précise que les conseils français et béninois constitués par l’opérateur économique Sébastien Ajavon vont tous se rendre ce 4 octobre 2018 à la convocation afin de soulever les exceptions et la nullité dont la procédure est entachée au regard des graves manquements.

«La saisine d’une telle juridiction dans de telles conditions ne saurait à cet égard faire obstacle, comme elle peut en avoir l’objectif, à la requête introduite par M. Sébastien AJAVON devant la Cour Africaine des Droits de l’Homme dont la décision devrait intervenir dans le courant du mois d’octobre», ont insisté Me Eric Dupond-Moretti et ses pairs. Ils entendent solliciter des différentes organisations internationales, «la mise en place d’une surveillance particulièrement attentive de cette situation de nature à inquiéter».

Par ailleurs, ils se réservent également le droit au regard du déroulement de l’audience du 4 octobre de saisir toute autorité ou juridiction susceptible d’assurer le respect des droits fondamentaux de leur client.

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