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Bénin – « Faux médicaments »: malgré la réduction des peines, la défense des grossistes toujours insatisfaite

Les grossistes répartiteurs impliqués dans l’affaire dite de « faux médicaments » ont été fixés sur leur sort le mercredi 21 novembre 2018 dans le cadre du procès en appel. A l’issue de l’audience, le juge en charge du dossier a annulé le verdict rendu en première instance et retenu 18 mois d’emprisonnement ferme, 100 millions F Cfa d’amende collective et 10 millions d’amende  contre les mis en cause.

Mais ce verdict, même s’il a le mérite d’être considérablement en baisse par rapport au premier ne satisfait pas les avocats de la défense. Au contraire, ils promettent user de tous les moyens prévus par la loi pour en arriver à une annulation pure et simple de la condamnation de leurs clients. « C’est plutôt une déception. Nous avons prouvé qu’aucune des infractions retenues contre nos clients n’étaient avérées, mais la cour a tranché. Nos clients retournent donc en prison. C’est une hérésie », a déclaré Max d’Almeida , l’un des avocats de la défense.

Restant dans la même logique, Me Samiou Dine Moustapha annonce de nouvelles actions pour ne pas faire ranger le dossier tant que leurs clients ne soient libérés. « On veut condamner pour condamner. Jamais nous ne nous arrêterons à ce niveau-là. C’est une obligation pour nous d’aller jusqu’au bout du combat », a-t-il fait savoir. Dans la foulée, les avocats de la défense ont annoncé un pourvoi devant la Cour suprême ce jeudi 22 novembre 2018.

[su_heading size= »17″ align= »left »]A lire aussi : Bénin – « Faux médicaments »: les grossistes écopent désormais de 18 mois de prison ferme (appel)[/su_heading]

 

Pour rappel, les grossistes répartiteurs ont été interpellés dans le cadre de l’opération Pangéa IX lancée par le gouvernement béninois contre la vente des « faux médicaments ». La justice s’est intéressée aux grossistes répartiteurs depuis qu’une perquisition au domicile de l’honorable Atao Hinnouho a révélé des tonnes de « faux médicaments » détenus par ce dernier. Porté disparu pendant plusieurs mois avec sa famille, le député aurait cité les grossistes épinglés comme ses partenaires dans cette activité de vente de médicaments. Quelques semaines après, les concernés ont été mis en garde à vue avant d’être condamnés pour profession illégale de pharmacie et complicité de vente illicite de produits pharmaceutiques.

Une décision qui n’a pas été du goût de la défense des mis en cause encore moins de celui de l’Intersyndicale des pharmaciens du Bénin. Ils estiment que la justice dans le verdict du 13 mars passé n’a pas tenu compte de certains éléments qui auraient changé le cours des choses. C’est pourquoi, ils ont fait appel pour la reprise du procès en espérant l’annulation ou tout au moins une réduction de peine.

Selon les propos de Dr Louis Koukpemedji, membre de l’intersyndical qui était sur l’émission « 90 minutes pour convaincre » du dimanche 25 mars 2018, l’Intersyndical a été surpris par le verdict rendu par le tribunal de première instance de Cotonou contre les grossistes. Il pense qu’il y a des éléments techniques dont la justice doit prendre en compte pour une meilleure gestion de ce dossier qui a ses spécificités. La procédure du procès en appel n’a visiblement pas abouti à une relaxe pure et simple, mais cela a permis quand même de réduire considérablement la peine des mis en cause.

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