Bénin – Santé: 81 médecins spécialistes autorisés pour l’exercice en clientèle privée

Quatre-vingt-un médecins spécialistes ont reçu l’autorisation d’exercer en clientèle privée. C’est à travers un arrêté ministériel qui rappelle les conditions dans lesquelles le professionnel de la santé peut obtenir son autorisation. Cette vague de médecins est autorisé dans une période où injonction est faite aux agents de la santé de choisir entre le secteur privé et le secteur public.

Selon l’information publiée par le quotidien Fraternité dans sa parution du vendredi 02 novembre 2018, 81 médecins spécialistes ont préféré quitter le service public pour exercer en clientèle privée. Ainsi conformément à l’arrêté portant autorisation de l’exercice en clientèle privée de la profession médicale, des gynécologues, obstétriciens, chirurgiens traumatologues, orthopédistes, généralistes, pédiatres, immunologues, hématologues et pathologue médicaux, ophtalmologues, dermatologues, vénérologues, rhumatologues, biologistes, cardiologues, anesthésistes réanimateurs, radiologues, neurologues et d’autres spécialistes du corps ont reçu l’autorisation d’exercer la profession de médecin spécialiste en clientèle privée.

Les autorités mettent un accent particulier sur le respect strict des conditions imposées par l’arrêté. Ainsi, un bénéficiaire peut se voir retirer son autorisation si l’on découvrait par exemple qu’il a conservé son contrat de travail avec une formation sanitaire publique. Toutefois, il revient aux nouveaux bénéficiaires de décider s’ils doivent jouir de leur autorisation d’exercer en clientèle privée ou rester dans le secteur public.

Pour rappel, cette décision de contraindre les professionnels de la santé à choisir entre « être fonctionnaire ou exercer en clientèle privée » se justifie par un constat fait par le gouvernement. En effet, la plupart des médecins en service dans le secteur public et régulièrement payés aux frais de l’Etat, sont très souvent absents à leur poste mais régulièrement présents dans les hôpitaux privés.

Dans une intervention où le Président de la République présentait l’état des lieux de la situation, il a dénoncé le détournement des malades vers des cliniques privées sous la promesse de meilleures prestations, avec à la clé l’installation de véritables réseaux clandestins de commissions sur le dos des pauvres patients. Ces médecins, qui ont pourtant prêté serment, veulent à la fois le beurre et l’argent du beurre. C’est le constat amer qui a poussé le gouvernement à en arriver là.

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