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Afrique – Mission de maintien de la paix: réduction du financement comme indice d’inefficacité !

En juillet 2018, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution de réduction du financement alloué aux opérations de maintien de paix en Afrique. Cette mesure diversement appréciée par les experts en sécurité, a relancé depuis quelques jours les débats sur l’efficacité des missions onusiennes en Afrique.

Pour la période 2018-2019, le budget des quatre principales missions de maintien de paix en Afrique (Monusco, Minusca, Minusma et Minuss) a connu une réduction de près de 1 milliards de dollars US. Pour certains diplomates Onusiens, les missions de maintien de paix en Afrique disposent de plus de moyens qu’elles en ont besoin. Mais pour certains spécialistes des questions de sécurité, la réduction du budget de maintien de paix en Afrique cache l’inefficacité des opérations Onusiennes sur le contient toujours en proie aux menaces terroristes et aux factions armées.

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S’il est vrai qu’en Afrique, l’aide au développement a montré ses limites comme l’a constaté le chef de l’Etat béninois, Patrice Talon, le 04 décembre 2018, il n’en demeure pas moins vrai que les missions Onusiennes de maintien de paix ont prouvé leur inefficacité sur le continent noir. L’ONU aurait-t-il donc reconnu l’inefficacité de ses missions de maintien de la paix dans les pays africains et réduit leurs financements ? Pour les experts africains, la question reste posée d’autant plus que certains diplomates onusiens admettent que l’option militaire devrait être la dernière solution à l’insécurité en Afrique.

En Afrique, le faible niveau d’instruction des populations, notamment des jeunes ; la mal gouvernance avec pour corollaire la corruption et les détournements de deniers publics destinés à l’investissement ; l’exploitation incontrôlée des ressources minières par les puissances économiques sont autant de facteurs qui favorisent l’insécurité et la montée en puissance des mouvements de criminalité provenant des terroristes et des forces antigouvernementales. Le maintien de la paix sur le continent apparaît alors comme une prise réelle de conscience des africains, notamment des élites politiques, des acteurs de la société civile et des chefs rebelles, trop souvent à la solde de forces étrangères.

« Le monde a besoin d’une ONU disciplinée, efficace, qui puisse rendre des comptes et qui soit axée sur les résultats », avait déclaré la Représentante spéciale des États-Unis auprès de l’ONU, Nikki Haley. Sauf si les opérations de maintien de paix en Afrique servent à d’autres intérêts inavoués, il serait donc plus intelligent que l’ONU porte plus d’attention aux germes de l’insécurité en Afrique que de s’attaquer au problème à la façade.

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