Algérie – Présidentielle: la France d’accord pour un cinquième mandat de Bouteflika (médias)

La France ne trouve pas d’inconvénients à la candidature du président algérien Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat, en raison de l’absence d’alternatives viables pour diriger le pays.

La France est partante pour le cinquième mandat de Bouteflika après d’intenses discussions au plus haut niveau, mais «avec des réserves». Un site d’informations français aurait rapporté à une source proche du gouvernement français, que Paris n’avait accepté la candidature de Bouteflika qu’après avoir manqué de remplaçant au président en difficulté, rapporte le « middle east monitor ». Le Premier ministre algérien et leader du Rassemblement National pour la Démocratie, Ahmed Ouyahia, a été jugé incapable de remplacer Bouteflika, car il n’aurait pas été en mesure de trouver un consensus avec le commandement suprême de l’armée algérienne.

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Selon certaines sources dignes de foi, les services de renseignement français ont prévenu que la victoire présidentielle d’Ouyahia pourrait provoquer un coup d’État militaire, les conditions d’une transition pacifique du pouvoir n’ayant pas encore été réunies en Algérie. Le site français cité par le Midle East Monitor, a ajouté que l’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, avait intensifié ses rencontres cette année, dans le but de résoudre le problème de la candidature de Bouteflika pour un cinquième mandat.

Craintes pour l’état de Bouteflika

Dans une allocution à l’Elysée, M. Driencourt a recommandé de soutenir la candidature de Bouteflika à l’élection présidentielle, dans l’espoir qu’un concurrent plus approprié que celui de l’homme de 81 ans émerge à terme. La France a insisté sur la nécessité de prendre des précautions, les diplomates français craignant la mort soudaine de Bouteflika ou toute nouvelle détérioration de son état de santé, indique la même source.

Le secrétaire général du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, Maurice Gourdault-Montagne, aurait conseillé au président français Emmanuel Macron de faire pression sur les Algériens pour qu’ils désignent un vice-président chargé de combler le vide au cas où Bouteflika se retrouverait sous le pouvoir.

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