Transférés à la prison de la Santé, Alexandre Benalla et le rappeur MHD, des codétenus?

Alexandre Benalla, ancien employé de l’Elysée et collaborateur du président français Emmanuel Macron a été placé en détention provisoire pour soupçons de faux témoignages devant le Sénat, puis transféré à la prison de la Santé, tout juste rénovée. C’est la prison dans laquelle séjourne également depuis le 12 janvier 2019, le rappeur français MHD, incarcéré pour homicide volontaire.

Mis en examen pour les violences survenues sur la place de la Contrescarpe à Paris, le 1er mai 2018, pendant toute sa détention provisoire, Alexandre Benalla aura la « chance » de croiser une star mondiale du rap car la cellule de l’ancien garde du corps de Martine Aubry se trouve non loin de celle de MHD, rappeur incarcéré récemment, car mis en examen pour homicide volontaire dans une affaire d’assassinat d’un jeune homme de 23 ans. Par-contre, Vincent Crase, ‘ancien réserviste de la gendarmerie et compère de Benalla, lui aussi placé en détention provisoire dans la même affaire ne dispose pas des mêmes faveurs. Il a été transféré à la prison de Bois-d’Arcy, de standing moins élevé que celle de la Santé. Selon le magazine Voici, c’est une prison réputée  surpeuplée, une maison d’arrêt des Yvelines , reconnue pour les actes de violences de la part de ses pensionnaires . Dans un rapport présenté par l’Observatoire International des Prison (OIP), cette prison affiche un taux de densité carcérale de 160,8%.

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Pour rappel, suite à la publication des conclusions de la commission d’enquête du Sénat, Alexandre Benalla a été placé en détention provisoire, la veille, par le juge des libertés et de la détention, à l’issue de son audition devant les juges d’instruction. Ancien  proche collaborateur d’Emmanuel Macron, il est mis en examen pour les violences survenues place de la Contrescarpe à Paris, le 1er mai 2018. Après un contrôle judiciaire strict, les juges ont considéré que les enregistrements de Mediapart, dans lesquels on entend Benalla et Vincent Crase évoquer un soutien du président, daté par le journal d’investigation à juillet 2018, prouvent que les deux hommes ont violé leur contrôle judiciaire, ce qui lui vaut cette incarcération. Il risque jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.

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