Bénin – Conseil des ministres: le prix plancher des noix de cajou fixé à la baisse

Le Conseil des ministres s’est réuni, mercredi 6 mars 2019, sous la présidence du président Patrice Talon. Au titre des décisions prises, le Conseil a adopté le décret portant conditions de déroulement de la campagne de commercialisation 2018-2019 des noix de cajou.

La campagne de commercialisation des noix de cajou au titre de l’année 2018-2019 démarrera le 7 mars pour finir le 31 octobre 2019. Ainsi en a décidé le gouvernement du Président Patrice Talon qui au cours de sa session ordinaire du conseil des ministres de ce mercredi 6 mars 2019 a fixé le prix plancher d’achat aux producteurs à 400 FCFA/kg contre 650 FCFA pour la campagne précédente.

Un prix qui est aussi en nette régression par rapport à celui de la campagne 2016-2017 qui était à  500 FCFA le kilo. Ce montant qui a battu le « record minima » depuis trois ans est motivé par le souci du gouvernement de faire écouler la production nationale sans grandes difficultés, vue le ralentissement de l’écoulement de la production au plan mondial.

Une spéculation et une surenchère dans les prochains jours ?

Le gouvernement béninois en fixant, lors de la campagne précédente, le prix plancher d’achat aux producteurs à 650 FCFA/kg avait justifié son choix par, entre autres, la spéculation et les surenchères de certains opérateurs économiques véreux qui organisent une mafia en défiant ainsi le gouvernement avec des prix plus élevés.

Si les statistiques données par le gouvernement justifient ce choix, les inquiétudes demeurent toujours quant au bon déroulement de cette commercialisation. Au regard des expériences passées, les opérateurs économiques, déjà en activité sur le terrain sur le marché noir, peuvent avoir les coudées franches pour opérer en toutes quiétudes. Il urge alors que des mesures d’accompagnement soient prises pour aider à une bonne commercialisation au titre de cette campagne 2018-2019 pour la préservation des intérêts des producteurs, des transformateurs et ceux des exportateurs.

Selon le gouvernement, les statistiques d’organismes spécialisés dans le domaine indiquent qu’il existe encore sur le marché mondial environ 400.000 tonnes de stocks résiduels dont 45.000 en Afrique de l’Ouest et 7.500 au Bénin. A ce stock, s’ajoutera une production mondiale en 2019 estimée à 3.765.000 tonnes. D’où la nécessité de s’adapter au marché pour préserver les intérêts des producteurs. Il faut aussi noter que l’exportation de noix de cajou par voie terrestre, précise le Conseil, est interdite.

Le Bénin est actuellement 4e fournisseur africain de la noix de cajou derrière la Côte d’Ivoire, le Nigeria et la Guinée-Bissau.

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