Bénin – Impasse électorale: le Prof Moïse Lalèyè invite Patrice Talon à changer de stratégie

Au Bénin, les élections législatives prévues pour le 28 avril 2019 rencontrent actuellement des obstacles, et sa tenue effective suscite un doute dans le rang des acteurs politiques. Pour juguler la crise, le chef de l’Etat a opté pour une solution parlementaire en renvoyant la balle dans le camp des députés. Mais pour le professeur Moïse Lalèyè, cette option n’est pas la meilleure.

La stratégie adoptée par le Président de la République pour résoudre l’impasse électorale autour des élections législatives n’est pas la meilleure pour l’heure. C’est ce qu’a expliqué le professeur Moïse Lalèyè au micro de radio Océan Fm. Selon l’homme de droit, la voie parlementaire par laquelle le chef de l’Etat et la classe politique compte solutionner la crise pourrait créer d’autres problèmes juridiques.

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A l’en croire, les débats pourraient s’éterniser au Parlement sans une véritable sortie de crise. Cet état de chose risque d’impacter le calendrier électoral, et la 8ème législature serait installée avec un retard, la 7ème se retrouverait du coup dans un vide juridique qui porterait entorse à la loi fondamentale. Pour ne pas tomber dans ces travers, Moïse Lalèyè propose au chef de l’Etat la convocation dans un bref délai d’une concertation nationale des forces vives de la nation. 

Retour sur les anciennes lois électorales…

Pour sa part, Moïse Lalèyè estime que le retour aux anciennes lois électorales serait la meilleure solution de l’heure. Ainsi, après la concertation nationale des forces vives de la nation, les députés pourraient se retrouver au Parlement afin d’adopter une loi qui permettra l’exploitation de l’ancien code électoral et de l’ancienne charte des partis politiques. Après les lois électorales, le calendrier électoral aussi devra connaitre une modification grâce à une loi dérogatoire

Pour rappel, l’impasse électorale est survenue suite à la non délivrance du certificat de conformité à des partis de l’opposition, et s’est empirée après le rejet de 05 dossiers de candidatures sur 07 enregistrés par la Commission électorale nationale autonome (CENA).

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