Politique

Burkina Faso: statue de Thomas Sankara, un attentat à la mémoire du héros

La statue de Thomas Sankara inaugurée le samedi dernier en clôture du Fespaco, sur le lieu du mémorial consacré aux héros Burkinabès, a marqué les esprits pour une seule raison : elle est un attentat à la mémoire de Thomas Sankara. Visage aux traits grossiers, erreur sur le nom, l’œuvre d’art du sculpteur Burkinabè Jean-Luc Bambara, restera sans doute célèbre dans l’histoire des plus gros « ratés » artistiques.

Incontestablement, le prix du meilleur raté artistique de l’année 2019, s’il existe bien sûr, doit revenir au sculpteur Burkinabè Jean-Luc Bambara, pour son œuvre attentatoire à la mémoire de l’illustre et icône de la révolution africaine Thomas Sankara. Pour ne rien dit, l’expert en art plastique a tout bonnement passé à coté de la mission à lui assignée. « Visage aux traits grossiers, faute d’orthographe sur le nom abrégé sur l’uniforme », il faut avouer que cette statue « est un mélange de symbolisme et de l’abstrait ».

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« On évoque le capitaine mais Sankara n’y est pas fidèlement rendu », s’insurge un internaute.

« L’hommage solennel à l’ancien président révolutionnaire burkinabè Thomas Sankara (1983-1987) se révèle inopportun sur le plan politique, incongru sur le plan idéologique et raté sur le plan esthétique. Même le comité d’organisation s’excuse… »,a écrit Jeune Afrique. Et le journal de poursuivre « La statue kitsch inaugurée à Ouagadougou évoque davantage la démesure pompière d’un monument nord-coréen que la vie spartiate promue par Sankara ». 

Vague d’indignations

A seulement moins de 48 heures après l’inauguration de la statue en hommage de Thomas Sankara, les critiques et indignations circulent abondamment sur la toile. Colère, incompréhension, hilarité, les Burkinabè cherchent à trouver des responsabilités dans ce qu’il conviendrait de qualifier « d’attentat à la mémoire » de l’ancien président, devenu une icône nationale et internationale.

« Le monument-là, ça ne va pas. Ça ne va même pas du tout, » se plaint Serge Kalaga, un citoyen burkinabè.

« A le voir, on remarque que ça ne ressemble pas au père de la Révolution. C’est très important qu’il ressemble au père de la Révolution. Des enfants peuvent en tirer des leçons, » soutient Souleymane Nana qui affirme noter de la légèreté dans la réalisation du projet.

Le comité international du mémorial Thomas Sankara s’excuse

A travers un communiqué, le Comité International du Mémorial Thomas Sankara (CIMTS) a rassuré les populations que des corrections seront apportées à la statue.

« Le CIMTS rassure les personnes qui, à juste titre, ont noté que les traits et la forme du visage sur la statue ne reflètent pas ceux du visage de Sankara, que leur préoccupation sera bientôt résolue dans le cadre du processus de finition de l’œuvre. En effet, il est prévu d’apporter les derniers recadrages après l’implantation de la statue en tenant compte des distances, volumes et angles de vision. Les dernières corrections seront donc portées », rassure le communiqué.

Un délai de deux mois fixé

Les membres du comité international du mémorial Thomas Sankara se donnent deux mois pour finaliser la statue qui, tous espèrent cette fois-ci, ressemblera à Thomas Sankara.

En attendant, l’endroit où le capitaine Thomas Sankara a été assassiné en octobre 87, reste fermée mais cela n’arrête pas pour l’heure l’indignation et la colère des populations.

Description de la statue qui inspire le dégoût

En hommage au père de la révolution d’août 1983, un vaste mémorial Thomas_Sankara composé d’une statue géante de cinq (5) mètres en <<ronde bosse>> symbolisant le capitaine Thomas Sankara entièrement réalisée en bronze patiné à partir de la technique de la cire perdue avec une tour de 87 mètres de hauteur symbolisant la date de son assassinat a été inauguré ce samedi. La statue est montée sur un socle en béton de trois (3) mètres de haut en forme pyramidale à quatre (4) faces, trois (03) des douze (12) bustes en <<haut relief >> symbolisant les douze(12) camarades fauchés avec le capitaine Sankara le 15 octobre 1987 en bronze patiné aussi réalisé à partir de la technique de la cire perdue.

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Cérémonie d'inauguration du monument hommage à #Thomas_SankaraInterview du président du Faso

Publiée par WAT FM sur Samedi 2 mars 2019

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