Journée mondiale de l’eau: bilan sur la politique d’eau potable au Bénin

La communauté internationale a célébré ce vendredi, l’édition 2019 de la Journée mondiale de l’eau. Au Bénin, même si la célébration de cette édition n’a reçu aucun cachet spécial, il est nécessaire de faire un bilan sur la politique du gouvernement sur la fourniture d’eau potable dans le pays.

La question de la fourniture d’eau potable au Bénin est l’une des préoccupations du gouvernement depuis bientôt 3 ans. Dans tout le pays, des chantiers sont ouverts pour que d’ici 2021, l’eau soit disponible dans tous les foyers. S’inscrivant dans ce dynamisme, le gouvernement du président Patrice Talon a pris la pleine mesure du fait qu’investir dans la fourniture de l’eau potable aux populations quelle que soit leur position géographique est un acte de portée sociale. Les différents projets en cours, les investissements colossaux et le souci de faire dans du durable amènent à penser que c’est un chantier pharaonique qu’engage l’Etat béninois.

Le secteur de l’eau apparaît aujourd’hui comme l’un des plus sensibles de la vie nationale. Et le Président Patrice Talon en prenant l’engagement de favoriser l’accès à l’eau potable à tous les Béninois où qu’ils se trouvent sur le territoire national s’est donné les moyens de relever ce défi.

Quelques chiffres

Pour le milieu urbain par exemple, sur un besoin de 442 milliards de francs CFA, les 60% ont été déjà mobilisés. Entre 2018-2019, 55 milliards FCFA investis pour apporter de l’eau à 1.060.000 personnes en milieu rural d’ici fin mars 2019. Ces financements viennent des Pays-Bas, de la Banque Mondiale avec le Peprau, Eximbank Inde et BID-Uemoa et une participation du budget national à hauteur de 23 milliards de F.Cfa.

Les investissements sont estimés, avec l’Agence de l’eau, en milieu rural à 315 milliards de F.Cfa jusqu’en 2021 répartis ainsi : 40 milliards 500 millions de F.Cfa pour l’Alibori ; 29 milliards 365 millions de F.Cfa pour l’Atacora ; 42 milliards 950 millions de F.Cfa pour le Borgou ; 20 milliards 687 millions de F.Cfa pour la Donga ; 18 milliards 50 millions de F.Cfa pour les Collines ; 24 milliards 104 millions de F.Cfa pour le Zou ; 19 milliards 877 millions de F.Cfa pour le Plateau ; 34 milliards 238 millions de F.Cfa pour le Couffo ; 21 milliards 304 millions de F.Cfa pour le Mono ; 21 milliards 50 millions de F.Cfa pour l’Ouémé ; 42 milliards 574 millions de F.Cfa pour l’Atlantique.

On dénombre également 166 adductions d’eau villageoise sur l’ensemble du territoire national. Les autorités locales sont appelées à identifier les lieux d’implantation car le travail se fait de concert avec les communes que l’Etat accompagne. Grâce au projet BID/Uemoa, il est prévu 120 forages à motricité humaine, 25 mini AEV au niveau des villages et 10 AEV multi-villages qui serviront de château d’eau pour la répartition.

Pour financer ces projets, selon le ministre Sam Adambi « le secteur privé y prend part à 70% contre 30% pour l’Etat, en milieu urbain. 66% des 800 milliards de F.Cfa nécessaires sont déjà mobilisés ». Le reste est en cours selon le ministre Sam Adambi. Beaucoup de partenaires se sont annoncés. Des banques aussi sont sur la liste à la suite de la dernière visite du Chef de l’Etat à Paris.

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