Rencontre Talon – classe politique: Réaction de quelques citoyens

L’actualité au Bénin en ces dernières heures préoccupe beaucoup de citoyens béninois. Vingt-quatre heures après le verdict de la CENA qui déclare aptes à participer aux prochaines législatives seulement

deux partis de la mouvance présidentielle, Patrice Talon a initié ce mercredi une rencontre d’échange avec toute la classe politique béninoise. L’objectif selon la correspondance du chef de l’Etat adressée aux responsables de partis politiques est de trouver une solution pour une élection consensuelle au Bénin. Les citoyens quant à eux apprécient chacun selon sa position.

Quelques minutes après la rencontre initiée par le chef de l’Etat béninois Patrice Talon avec la classe politique, beaucoup de citoyens ont réagi. Sur les réseaux sociaux, des analyses et discours se multiplient pour apprécier la rencontre.

Pour le web activiste Basile Magloire Zannou ‘’Le Bénin est dans une impasse électorale en euphémisme à une véritable et grave crise dont on ne sait où elle nous entraîne’’. Il pense que si dans cette situation, le chef de l’Etat ne tire pas les conclusions nécessaires et s’il ne reconnaît le cul-de sac dans lequel le pays s’est engouffré pour se référer sauf erreur de sa part à l’article 117 de la constitution, ‘’ il aurait choisi de ne pas choisir le règne de la paix’’. Il ajoute qu’à l’instar d’une pareille incertitude déjà vécue par le passé, ‘’il n’y a que la cour constitutionnelle pour prendre ses responsabilités’’. Pour finir, Magloire Zannou se demande si la rencontre entre Talon et la classe politique n’est pas déjà de trop pour le dénouement d’issue favorable.

Pour Gaston Bossou, ‘le Président Patrice Talon reconnait en substance que la situation dans le pays est très grave. Il y a un risque d’explosion. Il tente un rétropédalage avec encore un peu de ruse. Il est hors de question que le parlement seul se réunisse en urgence pour trouver une solution de sortie de crise. On ne fait plus confiance à ces faussaires qui sont sous vos talons. Il fallait lui faire une contre-proposition tout de suite’’. Il résume sa contreproposition en deux points. Pour lui, il faut ‘’arrêter tout de suite le processus électoral en cours et mettre en place une mini conférence nationale avec le parlement, toute l’opposition et les forces vives de la nation pour revoir ensemble le code électoral et mettre fin au bordel’’.

Abondant dans la même direction que son prédécesseur, Elisée Adimi souhaite tout simplement ‘’que les observations de la minorité parlementaire soient retenues’’. Dans le cas échéant, il pense que ‘’les mêmes causes ne produiront que les mêmes effets’’.

Pour Dine Adechian,  ‘‘aucune loi ne sera votée en urgence et sera conforme aux dispositions du protocole de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest’’.

 

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