|

Bénin: la déclaration de Joseph Gnonlonfoun n’engage pas la République selon Azannaï

Les Présidents des Institutions se sont réunis hier lundi 1er avril au Palais de la Marina. A l’issue des échanges tenus avec le chef de l’Etat, un communiqué a été rendu public par le Médiateur de la République Joseph Gnonlonfoun qui agissait au nom de tous les hauts responsables d’Institutions. Par ce message, il demandait la poursuite du processus électoral vue que le Parlement a échoué dans la recherche du consensus. Mais selon Candide Azannaï, ce communiqué n’engage que les auteurs.

La crise préélectorale que traverse le Bénin est dans une nouvelle phase depuis quelques heures. Au nom des Présidents d’Institutions, Joseph Gnonlonfoun semble avoir mis les pieds dans le plat. En tous cas, sa déclaration suite à la rencontre tenue au Palais n’a visiblement pas épousé l’assentiment de la plupart des acteurs politiques; dans l’opinion publique, il fait également objet de toutes sortes de critique.

[su_heading size= »17″]A lire aussi : Bénin: Candide Azannaï envoie un huissier à la CENA pour constater des cas d’irrégularités[/su_heading]

Dans le lot des acteurs politiques qui se sont prononcés sur le communiqué de Joseph Gnonlonfoun, il y a Candide Azannaï, président du parti Restaurer l’Espoir (RE). Comme à son habitude, il n’a pas porté de gang pour dire toute sa déception après lecture dudit communiqué. Pour lui, cette réunion tenue par les Présidents d’Institution n’est ni constitutionnelle ni réglementaire. L’ancien Ministre chargé de la Défense Nationale pense donc que le communiqué final qui en est sorti n’engage nullement la République.

« En République du BÉNIN, aucune instance républicaine ne s’appelle ni Conférence des Présidents des Institutions, ni réunion des Présidents des Institutions. Cette réunion n’est ni constitutionnelle ni réglementaire. 
Elle n’engage pas la République. Le titre de porte – parole dont s’est affublé Monsieur GNONLONFOUN est un habit de farce et le communiqué portant sa signature est une tristesse et une honte à l’État de droits, aux exigences de la Démocratie moderne, aux Acquis de la Conférence Nationale de février 1990. », a-t-il écrit sur sa page Facebook.

A lire également

5 Commentaires

  1. Vraiment ! Où va le Bénin , mon beaucoup pays ?
    N’est-ce pas une honte pour ce peuple, lorsqu’on lit les témoins de la Conférence Nationale des Forces Vives de la Nationales ?
    2 enfants d’un même père se battent et le grand-pere vient, tout ce qu’il a pu faire c’est d’encourager le plus fort à toujours battre le plus faible.
    Mais je pense qu’il ne va pas atteindre sa maison avant que les passants, témoins de la scène ne le rappelle à l’ordre..

Laisser un commentaire