France-Protestations contre la loi Blanquer: des enseignants octroient des 20/20

La reforme de l’éducation en France continue de susciter des débats au sein des acteurs clés du système. Partout en France, Plus de 36 000 professeurs ont manifesté contre la « loi Blanquer » et la réforme du lycée selon Rfi. Le projet de loi du ministre de l’Éducation provoque l’indignation des enseignants et professeurs qui, en réponse, ont posé un acte fort.

Pour se faire entendre, les enseignants optent pour une méthode plus particulière, 20/20 au bac blanc. En effet, c’est la surprise qu’ont eue les élèves de terminale de plusieurs lycées en France, à Nantes, Lille, ou encore Colombes, en banlieue parisienne. Cette note maximale décernée par certains professeurs est le nouveau mode d’action choisie par les professeurs qui souhaitent protester contre la réforme du lycée. Ce moyen de pression n’a jamais été appliqué à grande échelle. Les enseignants souhaitent attirer l’attention du ministre de l’Éducation et bloquer le processus d’orientation des élèves par de simples notes.

Une méthode peu didactique

Le mode d’action est très simple : les professeurs corrigent les copies normalement, ils informent les élèves de leurs notes réelles pour qu’ils connaissent leur niveau, sauf que sur le bulletin, il est indiqué la note de 20/20 pour l’ensemble de la classe. Les élèves accueillent bien cette provocation de leurs enseignants. Coté parents, des inquiétudes demeurent puisque le relevé de notes de leurs enfants est falsifié.

Que reproche-t-on a la loi

Ce projet de loi, porté par le gouvernement d’Édouard Philippe contient entre autres la suppression des filières scientifiques, économiques et sociales. Il en est de même pour  la littéraire au lycée ou encore une refonte totale des épreuves du baccalauréat. Par-dessus, les professeurs menacent même de faire grève le premier jour du bac. En attendant, certains ont trouvé un moyen symbolique de se faire entendre en donnant 20/20 aux élèves.

Cette paralysie vient s’ajouter à bien d’autres contestations déjà en cours comme celle des gilets jaunes. Tout ceci pourrait compliquer la situation pour le président Emmanuel Macron qui, s’est donné comme priorité de reformer les secteurs sensibles comme celui de l’éducation.

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