L’ambassadeur du Bénin aux USA déclaré « persona non grata »

L’ambassadeur du Bénin aux USA, M. Hector Posset serait déclaré « persona non grata » avec pour injonction de quitter le territoire américain. Un délaie de 5 jours lui aurait été fixé par les autorités américaines à compter du mercredi 17 Avril 2019.

Les relations diplomatiques entre le Bénin et les Etats-Unis semblent ne pouvoir pas être au mieux. Selon Leregional qui cite une source proche du Ministère béninois des Affaires étrangères, Hector Posset, l’Ambassadeur plénipotentiaire du Bénin près les Etats-Unis serait déclaré « persona non grata » et devra quitter le territoire américain, ce weekend. Mais du côté de l’ambassade du Bénin à Washington c’est la discrétion totale.

« Nous avons lu comme tout le monde cette information sur les réseaux sociaux mais je ne suis pas autorisé, ni à la confirmer, ni à l’infirmer », a confié M. Dangou, le Chef d’Affaires de l’Ambassade, joint au téléphone par nos confrères de Leregional.

Soulignons que les raisons qui ont suscité la décision des USA ne sont pas encore élucidées. Mais, selon certaines indiscrétions, l’Ambassadeur POSSET fait actuellement l’objet de plusieurs plaintes auprès du Département d’État américain pour des affaires de mœurs. Une tournure des relations diplomatiques entre le Bénin et les USA qui est une première dans l’histoire des deux pays.

Une mesure appliquée à de rares exceptions

Selon Lefigaro, en latin, «persona non grata» signifie littéralement «personne qui n’est pas la bienvenue». Autrement dit, elle désigne un individu dont une communauté ne veut pas. Souvent utilisée dans le langage courant et par les journalistes, cette locution est une formule officielle codifiée par la diplomatie.

Pour connaître l’origine de cette procédure de déclarer un individu «persona non grata», il faut remonter à la seconde moitié du XXe siècle. En vertu de l’article 9 de la Convention de Vienne sur les Relations diplomatiques de 1961 et de l’article 23 de la Convention de Vienne sur les Relations consulaires de 1963, un État accréditaire a désormais la possibilité, sans avoir à motiver sa décision, de déclarer «persona non grata» un agent qui se trouve sur son territoire.

Par ailleurs, l’agent visé par la procédure conserve son statut diplomatique, ce qui l’empêche de tenter de demander l’asile. Cette décision lie l’État accréditant (ou d’envoi) qui est alors tenu de rappeler la personne jugée indésirable et de s’assurer que son départ du territoire soit effectif. Si ce dernier refuse ou omet de mener à bien ses obligations dans un délai raisonnable, l’Etat d’accueil peut refuser de reconnaître la personne concernée en tant que membre de la mission.

Dans la diplomatie, la procédure de déclaration «persona non grata» est une mesure exceptionnelle, et utilisée de moins en moins souvent. Il faut croire que dans la pratique, menacer d’y avoir recours est souvent une manière suffisante d’obtenir que le pays d’envoi rappelle son compatriote. Mais il arrive encore que la menace soit mise à exécution. Parmi les motifs invoqués on retrouve: un comportement inadéquat, dangereux envers la sécurité nationale, ou encore un crime particulièrement grave commis dans le pays d’origine de l’individu considéré «indésirable». Un individu peut également être déclaré «persona non grata» avant son arrivée sur le territoire d’accueil, lorsque son accréditation est considérée comme inacceptable.

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