Algérie : six anciens ministres de Bouteflika interrogés par la police

Un tribunal civil à Alger a convoqué les anciens premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Salal et quatre autres ministres  dans des affaires de corruption.

Ouyahia et Salal ont été vus jeudi   au tribunal de Sidi Mhamed pour répondre aux enquêteurs dans une affaire liée à l’homme d’affaires emprisonné Ali Haddad. Haddad a de bonnes relations avec le président Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné en avril. Plus tard jeudi, les anciens ministres algériens du commerce, des transports, des finances et des ressources en eau, Amara Ben Younes, Amar Tou, Karim Joudi et Nassib Hussein, ont été aussi aperçus  à la cour. Selon des observateurs, Haddad aurait expliqué aux enquêteurs comment il avait acquis sa fortune et était devenu l’un des principaux hommes d’affaires algériens, impliquant plusieurs personnalités du régime. Les médias ont annoncé que d’autres ministres seraient également convoqués devant les tribunaux.

La justice algérienne a ouvert une série d’enquêtes sur des affaires de corruption impliquant de puissants hommes d’affaires et de hauts responsables gouvernementaux après le départ du président Bouteflika du pouvoir suite à des manifestations de masse. Par ailleurs, le tribunal militaire de Blida a convoqué jeudi l’ancien chef du conseil constitutionnel algérien, Tayeb Belaiz, pour l’interroger sur ses relations avec des personnalités publiques, actuellement en détention provisoire. Un juge de la Cour suprême a déclaré à Asharq Al-Awsat que Belaiz avait été interrogé sur ses contacts avec Said Bouteflika, le puissant frère du président déchu. Le conseil constitutionnel est chargé de contrôler les candidats aux élections et d’assurer la régularité des scrutins. Belaiz est ministre depuis 16 ans et a été nommé à la tête du conseil constitutionnel pour la deuxième fois le 2 février dernier.

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