Comores: Azali Assoumani tient sa promesse, plusieurs opposants graciés

Trois jours après son investiture, le chef de l’Etat comorien Azali Assoumani, a par un décret présidentiel daté du 28 mai et présenté mercredi par Mohamed Ismailla, conseiller diplomatique du président, gracié 17 personnes, toutes membres ou proches de l’opposition.

Elles étaient condamnées en décembre dernier par la Cour de sûreté de l’Etat à des peines égales ou inférieures à 20 ans pour avoir été mêlées à une entreprise de déstabilisation et à l’agression contre un gendarme. 17 au total, ses différentes personnalités proches ou membres de l’opposition comorienne dont le secrétaire général du principal parti d’opposition Juwa, Hassane Ahmed el-Barwane, condamné à sept ans de prison après l’agression d’un militaire lors du référendum constitutionnel controversé organisé l’an dernier, ont été graciées de la totalité de leur peine. Ceci, grâce à un décret présidentiel. Graciées, ses différentes personnes devaient recouvrer la liberté dans la journée d’hier mercredi 29 mai 2019.

Dans la foulée, quatre autres personnes condamnées à la réclusion criminelle à perpétuité pour complot, tentative de coup et atteinte à la sûreté de l’Etat ont vu leurs peines « commuées en 20 ans d’emprisonnement », selon Mohamed Ismailla.

Réélu à l’issue d’un scrutin très contesté par les observateurs internationaux et l’opposition dont les poids lourds n’ont pas été autorisés à se présenter, le chef de l’Etat comorien Azali Assoumani vise à panser les fissures de la classe politique.

Les commentaires sont fermés.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En savoir plus