Côte d’Ivoire – Drame de Béoumi: Ouattara et son gouvernement tenus pour responsables

Les derniers événements survenus à Béoumi en Côte d’Ivoire, les mercredi 15 et jeudi 16 mai 2019 ont causés la mort d’environ une dizaine de personnes et plus de 80 autres blessées. Intervenant sur ces tragiques événements,  la Fondation Ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la vie politique (FIDHOP), une ONG dirigée par l’ivoirien Gervais Boga a tenu à établir les responsabilités. L’organisation accuse clairement le gouvernement de Ouattara d’en être le principal responsable.

Le drame survenu à la suite d’affrontements entre Baoulés et Malinkés, deux ethnies différentes de Côte d’Ivoire, a indigné plus d’un. Une situation partie de l’assassinat par un Malinké, d’un individu d’origine Baoulé. Cette frustration n’est pas restée enfouie car la vendetta a commencé et les dégâts ont été lourds. L’Ong FIDHOP a fait une sortie sur la question, à travers une déclaration écrite et relayée par Afrique sur 7 samedi. Elle a accusé les autorités au plus haut niveau de l’Etat d’être les seuls responsables de ce tragique événement.

Déclaration du FIDHOP

 Devant les graves événements ayant éclaté à BEOUMI, près de Bouaké, le mercredi 15 Mai 2019 et ayant occasionné près d’une dizaine de morts et une centaine de blessés graves ;

Considérant que ce conflit déclaré entre les communautés autochtones Baoulés et leurs frères ‘’Nordistes’’ vivant toujours avec eux, est très préoccupant, au regard des violences, des armes à feu et des armes blanches utilisées par une partie de la population ; VU que les violations des Droits de l’Homme occasionnées sont des plus extrêmes, puisqu’il y a eu des morts à l’arme à feu, entre les populations et face aux forces de l’ordre ; NOTANT que la détention de ces armes à feu par une partie de la population dans cette zone anciennement contrôlée par l’ex-rébellion ivoirienne est la preuve de l’échec du désarmement des ex-rebelles du Nord dont le fief demeure Bouaké ;

Très déçue et choquée par les défaillances et les incompétences du Gouvernement, du Médiateur de la République et de la Chambre des Rois et Chefs traditionnels dans la gestion de cette grave crise ; s’alarmant particulièrement devant ces propos du régime-Ouattara, qui révèlent le tribalisme caractérisant ce régime : « 300 militaires vont être déployés dans le département (non pas pour sécuriser la zone et tous les citoyens, mais précisément) pour s’assurer notamment que les populations Baoulé des villages alentours ne cherchent pas à rejoindre BEOUMI, où la communauté Malinké est dominante » ; La FIDHOP (la Fondation Ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la vie politique) condamne, avec la dernière énergie, les violences armées et les violations graves des Droits de l’Homme survenues à BEOUMI ces derniers jours !

La FIDHOP impute l’entière responsabilité de ces événements de BEOUMI et leur ampleur au Gouvernement GON, qui a fait preuve d’incompétence dans cette crise ; ainsi qu’au Chef de l’État Alassane OUATTARA, qui n’intervient jamais à temps en pareilles situations ! EN CONSÉQUENCE, la FIDHOP estime que, si le régime-Ouattara respectait les populations qu’il dit gouverner, toutes les personnalités et les institutions ayant failli dans la gestion des événements de BEOUMI devraient toutes être sévèrement sanctionnées. HÉLAS !!! »

Fait à Rome, le 18 Mai 2019

Dr BOGA SAKO GERVAIS

Président-Fondateur de la FIDHOP et de GRADDH-AFRIQUE

Vice-président de EDS.

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