RDC : Moïse Katumbi complètement libre de rentrer, une autre condamnation annulée

Les procureurs congolais ont abandonné l’enquête sur les allégations selon lesquelles le chef de l’opposition, Moise Katumbi, aurait embauché des mercenaires, a révélé un document mardi, lui ouvrant la porte du retour au pays après trois ans d’exil.

Katumbi, l’ancien gouverneur de la région du Katanga où se trouvent les mines du cuivre de la République démocratique du Congo, a fui le Congo en mai 2016. Il était  accusé d’avoir engagé des mercenaires, dont un ancien soldat américain, dans le cadre d’un complot contre le gouvernement de l’ancien président Joseph Kabila. Katumbi a nié ces accusations, qui, selon lui, visaient à l’empêcher de se présenter aux élections pour succéder à Kabila. La présidentielle devait avoir lieu en 2016, mais a cette consultation a été retardée de deux ans en raison des accusations que Kabila tentait de se conserver au pouvoir.

Le chef de l’opposition, Felix Tshisekedi, a été déclaré vainqueur du vote du 30 décembre dernier. Au cours des trois premiers mois de sa présidence, il a décidé d’annuler les poursuites engagées à l’encontre de plusieurs hommes politiques, dont les opposants à Kabila, qui selon lui étaient motivés par des considérations politiques. « Etant donné que le président de la République a fait de l’atténuation des tensions politiques sa priorité … nous considérons qu’il est inopportun de poursuivre l’enquête », a écrit Timothée Mukuntu, procureur militaire supérieur du Congo, dans une décision formelle abandonnant l’enquête sur Katumbi. Le document était daté du 1er mars mais n’a été rendu public que mardi. Plus tôt ce mois-ci, une cour d’appel a annulé la condamnation de Katumbi en 2016 pour fraude immobilière, pour laquelle il a été condamné par contumace à trois ans de prison.

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