Bénin: Trois policiers braqueurs arrêtés à Cotonou puis présentés au Procureur

Trois policiers braqueurs sont désormais entre les mains de la justice. Ils ont été appréhendés puis présentés au procureur de la République vendredi 05 juillet. La hiérarchie policière aussi menace, selon nos sources, de prendre des sanctions disciplinaires contre les trois brebis galeuses. Les deux sont à Cotonou et le troisième en service à Kandi.

Les policiers AP1 Dominique Houessou, SBP2 Carmel Agossou et AP1 Durand Kolanou sont dans de beaux draps. Habitués au braquage, ils sont organisés pour opérer sans trace du Nord au Sud du pays. Mais ce jeudi 4 juillet, leur opération a mal tourné. En effet, dans la ville économique du Bénin, non loin de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin, les trois gangsters ont tenu en respect l’une de leurs proies. Celle-ci, après avoir été attaquée, a alertée les services de la police républicaine.

C’est alors que la direction générale de la police a dépêché des éléments pour tenter de mettre la main sur les braqueurs. C’est après leur interpellation et au cours de l’enquête préliminaire que l’Officier de police judiciaire s’est rendu compte qu’il s’agit de ses frères d’armes. Ils ont pris l’habitude d’opérer en tenue civile, renseignent nos sources d’information. Le réseau découvert est gardé à l’office central de répression de la cybercriminalité. Ils seront présentés au Procureur de la République ce vendredi matin ainsi que leurs deux complices criminels qui gardent le butin après le braquage.

Ces policiers qui nourrissent la pègre

Loin d’être un fait isolé, c’est un secret de Polichinelle que des hommes en armes sont au cœur de plusieurs braquage. La rumeur qui a longtemps circulé finit par se révéler. En effet, sur les trois policiers interpellés, un est en service à Kandi. Il a sollicité un congé d’un mois pour rejoindre la bande criminelle à Cotonou. C’est ainsi qu’ils ont réussi à violer, cambrioler, charcuter les paisibles populations. Les armes qu’ils utilisent pour atteindre leur cible sont acquises par l’Etat béninois et mises à la disposition de la police républicaine. Désormais, les ville d’Abmey-Calavi et de Cotonou sont sous le contrôle des hors la loi extraordinaires. Il n’y a pas ce jour qu’on ne braque, viole, vole, charcute dans ces deux villes. Beaucoup avaient toujours soupçonné l’implication des forces de sécurité et de défense dans ces braquages au regard du professionnalisme des différents gangs.

La purge s’impose…

La hiérarchie policière voire militaire doit faire feu de tout bois pour sortir de ces rangs les braqueurs qui jettent du discrédit sur cette noble corporation. Peut-être qu’il y aura une stratégie pour empêcher les flics de rentrer avec leurs armes. Cela pourrait réduire le risque en attendant de trouver le moyen efficace pour mettre hors d’état de nuire les policiers et militaires braqueurs. Ce sera à l’actif des patrons de ces unités. Même si la hiérarchie entend sévir, ça ne servira à rien de radier des brigands et les laisser dans la nature. La suite serait pire.

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