UA – ratification de l’accord de libre-échange: voici ce que craint le Nigéria

Les chefs d’Etats et de gouvernement se retrouvent à Niamey au Niger pour un sommet extraordinaire axé sur le projet de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlec). A la veille du sommet, le Nigéria, très réticent a annoncé son adhésion à ce projet avec quelques restrictions.

Le géant africain en termes d’économie a finalement sauvé le projet Zlec. Selon l’annonce de la présidence nigériane, le pays va ratifier l’accord à Niamey. Cette annonce qui réjouit bien de dirigeant cache aussi quelques subtilités. En effet, ce pays craint que les produits asiatiques soient déversés sur le marché nigérian qui constitue un potentiel important. A en croire la présidence, « le Nigéria signe cet accord après de multiples consultations de spécialistes locaux. La priorité sera désormais de mener des négociations pour garantir des garde-fous contre la contrebande, le dumping et autres menaces sociales ».

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Cette position nigériane peut s’expliquer par la porte ouverte aux afflux massifs d’importations venues d’Asie et d’Europe via les pays voisins du Nigéria comme le Bénin et le Cameroun. Il n’est pas moins que les autorités nigérianes  redoutent la concurrence de certains pays africains qui sont en pleine progression.

Ressuscité en 2012 par le président rwandais Paul Kagame, ce projet vise la mise en place d’un marché commun avec plus de d’un milliard d’habitants. La création de cette zone de libre-échange continentale africaine prend une part importante dans l’agenda 2063 de l’UA.

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