Bénin: la réplique de la présidence de la République à Lionel Zinsou après sa condamnation

Dans une de ses publications, le magazine panafricain Jeune Afrique a fait le point de ses échanges avec un fonctionnaire de la présidence de la République. L’homme proche du président Talon n’est pas allé par quatre chemins pour désapprouver l’offensive médiatique de Lionel Zinsou mais aussi dévoiler les motifs de sa condamnation par la justice.

Selon le cabinet du président Patrice Talon, l’ancien premier ministre de Boni Yayi est dans un mauvais rôle. Sa défense sur les ondes n’est que de la victimisation, croit savoir la présidence de la République. L’homme de la Marina interrogé par Jeune Afrique a confirmé que l’attitude du challenger de Patrice Talon au second tour de la présidentielle de 2021 est « ni plus ni moins de la parano ». L’auto-défense de Lionel Zinsou via les médias n’émeut personne à Cotonou est-il persuadé.

Toutefois, il va donner raison au Franco-Béninois qui croit que son sort était scellé depuis la présidence de la République avant le verdict. Le cabinet du président Talon a affirmé sans outre mesure que les déclarations de l’accusé ont pour seul but de masquer l’essentiel, notamment l’affaire l’opposant à l’homme d’affaire burkinabé Mahamadou Bonkougou. Ce dernier l’avait assigné pour escroquerie avant de retirer sa plainte après l’intervention de certains chefs d’Etat de la sous-région.

La présidence donne-t-elle raison à l’accusé?

Si entre temps, le patron de Ebomaf a retiré sa plainte pour « escroquerie aggravée » et qu’on condamne Lionel Zinsou pour dépassement des frais de campagne, faux et usage de faux, c’est qu’il y a forcément une autre plainte. Mais si la présidence considère l’affaire de prêt comme « l’essentiel », il y a lieu de croire en l’évangile du banquier d’affaires. Cette version du palais de la Marina vient en rajouter à celle du ministère public qui a reconnu qu’aucun document de la cour suprême ne confirme la charge retenue contre le challenger de Patrice Talon au second tour de la présidentielle de 2016.

Il faut rappeler que le 2 août dernier, le tribunal de première instance de Cotonou a condamné Lionel Zinsou a cinq ans d’inéligibilité à toute élection plus cinquante millions et six mois d’emprisonnement assorti de sursis. Celui-ci et son avocat ont fait appel de la décision parlant d’un acharnement politique.

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