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Coopération: le Bénin ne peut pas se passer du Nigéria selon Candide Azannaï

Candide Azannaï, président du parti Restaurer l’Espoir, s’est prononcé sur la fermeture des frontières nigérianes avec le Bénin et le Niger. Pour l’ancien ministre de Patrice Talon, depuis le 20 août dernier, l’économie béninoise tourne au ralenti. Il urge donc que la partie béninoise s’empresse de négocier la réouverture des frontières pour la poursuite des échanges commerciaux.

Dans son exposé, le président de Restaurer l’Espoir n’est pas allé par quatre chemins pour accuser la partie béninoise de n’avoir pas respecté les clauses du mémorandum de 2003 entre les deux pays. En cette année-là rappelle Candide Azannaï, suite aux trafics d’organes humains et au banditisme de grand chemin organisés par un Béninois, le grand voisin de l’Est avait fermé ses frontières pendant près d’une dizaine de jours avant de les rouvrir après la signature du mémorandum évoqué supra. Depuis lors, les relations entre les deux pays allaient bon train quand le Bénin a décidé de passer outre les recommandations de l’accord conclu entre les deux Etats, déplore le philosophe.

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Candide Azannaï, dans son texte, fait allusion au communiqué publié par les autorités nigérianes tout en condamnant le manque de communication du côté béninois depuis la nouvelle de la fermeture de frontières. Il s’est beaucoup plus appesanti sur les résultats des enquêtes menées par les responsables régionaux de son parti politique pour scruter  l’actualité en question.

Pour l’homme du « Tchéké », la contrebande qui quitte le port de Cotonou pour atterrir au Nigéria est sauvage. Il dit, encore qu’il est le seul à en avoir les preuves, que les autorités béninoises font de fausses déclarations douanières. « Des produits de contrebande sont dédouanés sous le nom camouflé d’huile à moteur. Les convois de camions de ces produits prohibés ( en violation des règles communautaires et des accords et engagements entre États ) payeraient des droits de passage par camion ( en fonction des gabarits ) contre des quittances qui portent les estampilles de nos services douaniers », écrit-il.

Le Bénin doit entrer en négociation pour éviter le pire…

Pour Candide Azannaï, le Bénin, pour rien au monde, ne peut se passer de la plus grande puissance économique en Afrique qu’est le Nigéria. Les échanges entre les deux pays représenteraient 20% du produit intérieur brut du Bénin, renseigne-t-il. Raison de plus pour que les autorités béninoises prennent au sérieux le message qu’envoie la partie nigériane pour arrêter la saignée. Car, Pour Azannaï, non seulement les caisses de l’Etat vont sentir étant entendu que les recettes douanières baissent déjà mais aussi et surtout le panier de la ménagère déjà maigre va s’aménuiser davantage. C’est pour autant de raisons qu’il exhorte le pouvoir en place à jouer à toutes les cartes au lieu de croire en une autonomie qui ne restera qu’utopie compte tenu des ressources limitées dont dispose le Bénin.

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