Zimbabwe : une manifestation de l’opposition violemment réprimée à Harare

Au Zimbabwe, les partisans du principal parti de l’opposition ont tenté de se rassembler ce vendredi 16 août dans la capitale Harare. Cette manifestation pourtant interdite, a été violemment réprimée par les forces de l’ordre.

Le mouvement pour le changement démocratique (MDC) a bravé l’interdiction de manifester en descendant dans la rue à Harare, mais leur sit-in en plein centre-ville a été de courte durée. En effet, des centaines de militants sont descendus dans les rues pour manifester leur colère face à la détérioration des conditions de vie et la situation économique devenue très précaire dans le pays. Mais face à la volonté du parti d’opposition, c’est le pouvoir en place qui a fait respecter la loi puisque la marche a été interdite la veille par la police, information confirmée très tôt par la justice.

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De ce fait, la police a bouclé de toutes les ruelles de la ville avec des détachements importants de forces de sécurité publique. Le parti a dénoncé une démonstration de force « disproportionnée » et le retour des méthodes utilisées par le pouvoir colonial de l’ancienne Rhodésie. « Le pouvoir zimbabwéen a tout fait pour empêcher ces manifestations de l’opposition, multipliant les menaces et les intimidations jusqu’à la dernière minute », décrie la formation politique. Six militants ont été enlevés et torturés ces derniers jours, selon les organisations de défenses des droits de l’homme. Amnesty International dit avoir constaté une « escalade de la répression » contre les activistes, la société civile et l’opposition.

Ex-Rhodésie du Sud, le Zimbabwe est dirigé de son indépendance en 1980 jusqu’en 2017 par le vétéran de guerre Robert Mugabe qui a passé le témoin à son ex vice-président (dissident) Emmerson Mnangagwa. Si certains crient victoire après la démission du père de l’indépendance, d’autres n’en voient pas de différence entre les deux hommes (Mugabe et Mnangagwa), jetant ainsi du discrédit sur la gouvernance de l’actuel président car disent-ils, rien a changé et la situation s’est détériorée.

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