Bénin: après les pierres norvégiennes, José Didier Tonato à nouveau au cœur de la polémique

Le ministre du cadre de vie et du développement durable, José Didier Tonato, a signé un contrat avec une société française pour l’installation des lampadaires dans plusieurs villes du Bénin. Quelques heures plus tard, les internautes réagissent et dénoncent non seulement le coût élevé des lampadaires mais aussi l’exclusion des entreprises locales.

Il n’est plus un secret pour personne que depuis quelques années, les entreprises internationales sont sollicitées pour divers services en Afrique et au Bénin particulièrement. Le ministre du cadre de vie et du développement durable, dans le cadre du projet Asphaltage, a signé un contrat de plus de 14 milliards avec FonRoche, une entreprise française. La société se chargera de poser les lampadaires pour éclairer l’espace public. Le contrat porte sur deux lots.  Le lot 18A qui concerne 7.533 lampadaires pour les villes de Cotonou, Abomey-Calavi et Sèmè-Kpodji, coûtera 7.315.074.542 FCFA. Le lot 19A qui prend en compte les villes de Parakou, Abomey, Bohicon, Lokossa, Porto-Novo et Natitingou prend en compte 7.225 lampadaires pour un montant de 6.486.063.571 FCFA HTVA.

Une nouvelle qui a enflammé la toile. Certains pensent que les lampadaires coûtent extrêmement chers. Des calculs faits par eux renseignent que l’unité coûterait environ le million. D’autres, préférant un autre angle du sujet, ont décrié la sollicitation des multinationales alors que des compétences ne manquent pas au pays. Ces derniers ont suggéré que des marchés du genre soient confiés aux compatriotes Béninois pour que les fruits restent chez eux. D’autres, très acerbes dans leurs critiques, souhaitent la construction d’industrie pour absorber une frange des chômeurs plutôt que de confier des milliards aux expatriés.

Didier Tonato, un coutumier de faits?

Il faut dire que le ministre Tonato est un allié des critiques. Récemment, il a signé un contrat de près de cent milliards avec une entreprise pour importer des pierres norvégiennes. Cela a soulevé un grand tôllé sur la toile. Mais à l’arrivée, les fruits ne semblent pas tenir la promesse des fleurs, du moins pour l’instant. Puisque l’eau continue de menacer à Avlékété. Certainement qu’il en tiendra compte pour les fois à venir. Bien que la société en question ait gagné le marché suite à un appel d’offres international, il serait souhaitable que les entreprises locales soient privilégiées pour limiter les critiques parfois désobligeantes.

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