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Bénin : l’ouragan Dorian frappe l’UDBN, Claudine Prudencio en eaux troubles

Le parti Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) de  Claudine Prudencio vient de subir une vague de démissions de personnalités qui sans doute ne sera pas sans conséquence pour le parti.

Ces derniers jours n’ont pas été des plus heureux pour le parti Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) et sa « super » présidente Mme Claudine Prudencio. Elle a décidé de radier quatre membres dudit parti pour « faute lourde », mais à la place, elle s’est prise une déferlante de départs à la figure avec à la clé, la démission de 12 de ses membres parmi lesquels de hauts responsables. Une situation inédite dans la vie du parti faisant dire à certaines que la plateforme se serait complètement vidée de sa substance.

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Désormais une coquille vide ?

Sans aucun doute, il s’agit d’une véritable hémorragie des cadres de cette formation politique, fatigués de suivre un leader instable (en ce qui concerne le positionnement sur l’échiquier politique) et pas digne de confiance (en rapport avec les dénonciations des démissionnaires cf leur lettre de départ). Au regard de sa cote de popularité et des mètres carrés qu’il couvre, on pourrait être tenté de dire que le « bloc » UDBN ressemble actuellement à ce que les zoologistes se plaisent à appeler une « coquille vide » dans une petite marre d’huitres.

Que va devenir l’UDBN quand on sait que son fief, la 6ème circonscription électorale, ne semble plus lui être entièrement voué comme autrefois, vue la forte concurrence apportée par les deux grands blocs, l’Union progressiste et les Républicains ?  Dans tous les cas, Mme Claudine Prudencio à des soucis à se faire même si en bon politique, elle indiquera que cela ne ralentit en rien les élans du parti.

Se redresser rapidement

Toutefois, comme la Nouvelle Orléans après Katrina, la plateforme devra se reconstruire et repartir sur des bases solides avant les prochaines joutes électorales de peur qu’un autre ouragan ne vienne l’achever. Connaissant la détermination de son leader, plusieurs observateurs indiquent qu’il y a encore de l’espoir pour que le parti reste une puissance redoutable. Cependant, ils soulignent le fait que diriger une plateforme politique requière un esprit de « leadership », esprit que, selon les démissionnaires, leur désormais ex présidente, n’aurait pas.

De toutes les façons, devenant un « bloc », l’UDBN devrait commencer par apprendre à sa base qu’il n’est plus question de suivre une « personne », mais plutôt d’adhérer à « une idéologie », d’accepter un programme dans lequel elle se retrouve.

Une longue route

Sans cette façon de faire et avec les réformes actuelles en cours dans le pays, le parti risque d’être encore secoué à l’avenir tel un Boeing 737 Max en zone de turbulence. Comment va s’y prendre Mme Prudencio  pour combler le vide généré par les départs de sorte que cela n’impacte pas la force de son parti ? Voilà la question importante que suscite  cette actualité brûlante. Avec le reste de son équipe, celle qui est surnommée la dame de fer devra rapidement établir un plan d’actions pour vite se redresser et repartir de plus belle.

Pour les observateurs, même avec son affiliation au pouvoir en place, l’UDBN risque de nager en eaux troubles pendant un bon moment avant de retrouver ses marques ; à moins que des réformes conséquentes et solides s’y fassent, ou que son chef décide de s’affilier à l’un des blocs de la mouvance présidentielle. La route est devenue subitement longue pour Claudine Prudencio et « son » bloc ; pourvu que la monture soit bien ménagée.

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