Sport

CAN 2019, le déclic pour le football béninois ?

Les béninois ne pouvaient attendre mieux de leur sélection nationale lors de leur voyage aux pieds des pyramides égyptiennes entre juin et juillet 2019. Les Écureuils renversants, et enthousiastes ont réalisé une aventure continentale au-delà des attentes et des prédictions des sites des paris sportifs.

Petit poucet, le Bénin ne s’est contenté de ce statut pour jouer la CAN de manière ordinaire et la quitter sans laisser quelques frissons à ceux qui la suivaient. Les Écureuils oubliés par les bookmakers, n’étaient pas loin de tout déjouer. À sa quatrième participation en phase finale avec un groupe sans véritable star, le Bénin a usé de toute son énergie pour sortir de la compétition tête haute.

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Invincible en phase des groupes.

Cette CAN placée sous le signe de la renaissance du football béninois, commençait bien pour les hommes de Michel Dussuyer, qui contraignent le Ghana au partage des points dès la première journée. Une prestation limpide, traduisant l’abnégation d’une génération qui ne se rend pas facilement. Devant les frères Ayew, les Écureuils cèdent à deux reprises et réagissent deux fois offensivement pour arracher leur premier point de la compétition, score final, deux buts partout.

Poursuivant leur randonnée dans le groupe F, les Ecureuils résistent à la Guinée-Bissau lors du deuxième match. Zéro but partout au final, deux points sur six, l’espoir de passer en huitièmes de finale s’accroît. Mais il faut jouer cette qualification en dernière journée face aux Lions indomptables, tenants du titre. La volonté et l’application béninoises suspendent tout en l’air. Même le grand Cameroun n’arrive à disposer du Bénin, encore un match nul et une qualification au prochain tour comme l’un des meilleurs troisièmes.

04 Juillet, soirée de l’exploit inoubliable

À peine qualifié en huitièmes de finale, le Bénin n’a eu que peu de temps pour savourer, car l’adversaire qui l’attend devant, c’est le Maroc, grand favori de la compétition. Le Maroc a de l’expérience, des talents qui pullulent en Europe et une ambition claire d’aller jusqu’au bout. Contre les béninois, le déséquilibre est total, pas pour autant que les amis de David Djigla abdiquent sans avoir joué leur destin à fond. Le hasard faisant bien les choses, le match Maroc-Bénin est le premier des huitièmes de finale. Au soir du 04 juillet, Michel Dussuyer et ses hommes écriront une histoire belle à raconter. Ils éliminent les Lions de l’Atlas à la séance des tirs au but après un match nul d’un partout au terme de 120 minute. Une soirée qui est rentrée dans la légende du football béninois qui sera racontée aux touts petits.

Sénégal, le bourreau

En Egypte, la mission béninoise était déjà atteinte, avant même que ne s’arrête l’aventure. En quarts de finale, les Écureuils n’étaient pas loin d’un nouvel exploit face au Sénégal. Idrissa Gana Gueye délivre les Lions au cours de 10 dernières minutes du match avec un but plein de réussite. Le Bénin quitte l’Égypte fier de lui, sans regret, avec la satisfaction d’un parcours jamais réalisé dans toute l’histoire du pays.

Michel Dussuyer, l’homme du renouveau

C’est à son compte qu’il faut mettre le succès du Bénin. De retour au poste de sélectionneur huit ans après son dernier passage, il a bâti une équipe ambitieuse, motivée, avec un mental des battants même sans beaucoup de talents. Déjà la qualifier pour la phase finale était mirifique, fruit d’un travail fait avec beaucoup de sacrifice pour redorer l’image du football béninois.

Le déclic !

Au Bénin, l’on ne se doute de rien, la participation à la CAN Égypte 2019 et le résultat récolté, sont des indices indubitables de la renaissance du football béninois. Bien que les clubs soient encore moins performants en Inter-clubs africains, et que l’équipe nationale A’ soit sortie des éliminatoires du CHAN 2020, ce parcours va insuffler une nouvelle dynamique sur le football béninois et plus rien ne sera comme avant. « Les choses ne font que commencer. On est en train de créer quelque chose. On ne va pas s’arrêter là. Il faut se servir des réussites et des défaites pour avancer« , avait confié Michael Pote après l’élimination subie face au Sénégal. C’est peut-être le début d’une épopée…

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