Bénin: la position de Théophile Yarou sur la question de ratification des accords de prêt par le gouvernement

Le ministre Théophile Yarou ne rejette pas en bloc tous les poins nouveaux insérés dans la constitution votée par les députés de la huitième législature au petit matin du Vendredi 1er Novembre 2019. Au titre desdits points, celui relatif à la ratification des accords de prêt par le gouvernement.

Reçu dans l’émission « 100% au Bénin  » de Sikka-Tv, l’ancien ministre de la défense nationale sous le président Boni Yayi s’est prononcé sur la révision de la constitution intervenue le 1er Novembre dernier. S’l estime que les députés de la huitième législature ne sont pas qualifiés pour cette révision et que la question n’a même pas fait objet de discussion lors du dialogue politique des 10, 11 et 12 Octobre 2019, il reconnait néanmoins que tout n’est pas à rejeter dans les nouveautés incluses dans la constitution.

Par contre, pour ce responsable du parti des forces cauris pour un Bénin émergent, il y a des points qui doivent être combattus. L’un de ces points concerne la question de ratification des accords de prêt par le gouvernement. Selon lui, la solution qui a été trouvée et qui consiste à dire que c’est « le gouvernement qui doit systématiquement ratifier les accords de prêt n’est pas la bonne solution« . Il reconnait l’existence du problème qui a conduit à cette proposition. Le problème, explique-t-il, c’est qu’il y a « plusieurs accords de prêt qui sont annulés faute de ratification ou par  notre incapacité à consommer les crédits ».

A le croire, le problème existe, mais la solution n’est pas ce qui a été proposée. Selon lui, « c’est le parlement qui est la représentation du peuple et un accord de prêt est contracté au nom du peuple. Donc,justifie-il, il n’y a que les représentants du peuple pour donner son accord au gouvernement » Pour lui, on aurait pu insérer dans la constitution nouvelle un délai que la représentation nationale est tenu d’observer dans les ratifications de prêt. Une fois ce delai passé, l’exécutif peut alors se passer de la ratification de l’assembler nationale pour cet accord de prêt; suggère-t-il.

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