Environnement

Brésil: le militant indigène Paulo Paulino Guajajara, défenseur de la forêt, assassiné

Au Brésil, le militant indigène Paulo Paulino a été tué, vendredi  1er Novembre 2019, lors de heurts avec des trafiquants de bois en Amazonie. Il est un défenseur de la forêt et s’opposait à l’exploitation illégale du bois et à l’expansion agricole.

Le drame s’est produit vendredi dans la région amazonienne d’Arariboia, dans l’Etat du Maranhão, l’un des plus touchés par les feux et l’exploitation forestière illégale. Ce défenseur de la forêt qui s’opposait à l’exploitation illégale du bois et à l’expansion agricole  a été tué dans une embuscade tendue par des trafiquants de bois, ont fait savoir les autorités brésiliennes.

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Depuis 2012, Paulo Paolino Guajajara luttait au sein du groupe « Gardiens de la forêt » pour défendre les territoires indigènes contre les trafiquants de bois. Il faisait partie d’une tribu amazonienne de l’État du Maranhao, dans le nord-est du Brésil. Dans un communiqué, l’Association des peuples autochtones du Brésil (APIB), qui fédère les intérêts des populations indigènes, précise que Paulo Paulino a été tué d’une balle dans la tête, et qu’un autre membre des Gardiens de la forêt, Laercio Guajajara, a été blessé dans l’attaque. Les deux hommes « s’étaient éloignés du village pour chercher de l’eau quand ils ont été encerclés par au moins cinq hommes armés », a tweeté le secrétariat aux droits de l’homme du gouvernement du Maranhao. Un des agresseurs, porté disparu, pourrait avoir été tué dans les heurts.

Le cinquième gardien de la forêt assassiné en trois ans

Surnommé « le loup », Paulo Paulino Guajajara avait 26 ans et il est le cinquième gardien de la forêt assassiné en trois ans, nous rapporte France Culture. Cette organisation défend un territoire de 413 000 hectares sur lequel vivent près de 6 000 indiens Guajajara dans l’état du Maranhao, au nord-est du Brésil. Les Indiens Guajajara ont décidé en 2016 de lutter eux-mêmes contre les coupes illégales pratiquées par les trafiquants de bois, sans plus attendre l’action de la police. Ils patrouillent sans cesse sur leur territoire et quand ils découvrent un chantier dans la forêt, ils détruisent campement et matériel et remettent les trafiquants à la police. Leur action a été saluée par nombre d’organisations écologistes et a bien freiné le trafic illégal de bois dans la région.

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